«C'était magique»

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Dossiers >

Le 375e de Trois Rivières
Le 375e de Trois Rivières

La ville de Trois-Rivières fête en 2009 ses 375 ans! »

«C\'était magique»

Agrandir

Des milliers de personnes ont pris d'assaut le site du FestiVoix, samedi soir, pour la présentation de Tapiskwan Sipi. Visiblement, les Trifluviens avaient le coeur à la fête.

Photo: Olivier Croteau

Éric Lallier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On ne célèbre pas ses 375 ans tous les jours. Les Trifluviens l'ont bien compris et ont savouré à plein la soirée concoctée pour leur anniversaire, samedi soir. Dans cet esprit, le spectacle Tapiskwan Sipi ne pouvait qu'être couronné de succès.

Des milliers de personnes se sont réunies sur le site du FestiVoix, sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Rarement l'endroit aura-t-il été aussi bondé. Avec un ciel gris qui s'est contenu et un spectacle haut en couleur, le coeur des spectateurs était à la fête.

 

Le grand manitou de cette soirée anniversaire était particulièrement touché, au terme de la prestation qui comptait une centaine d'artisans sur scène. «C'était magique, je vais m'en souvenir toute ma vie», a confié le concepteur trifluvien, Christian Laflamme, qui était doté d'un budget de 250 000$ pour réaliser ce concept.

Toute la soirée, il était sur les planches aux côtés de ses invités. Des mois de travail aux côtés du metteur en scène Charles Guillemette prenaient ainsi forme.

«C'était tellement intense et les artistes ont été tellement généreux. Même dans les répétitions, il y a avait une certaine intensité. Mais ce soir, c'était véritablement intense, et c'est ça que je cherchais», a-t-il ensuite ajouté.

Mais c'est la réaction de la foule qui l'aura profondément ému. «Ça fait du bien de recevoir des bonnes vibrations. J'en profite pleinement. Quand tu vois autant de monde qui écoute le spectacle, pas juste le voir, mais l'écouter, ça donne une autre dimension. Surtout quand on parle de spectacle de masse», a dit l'artiste, heureux d'avoir remporté son pari.

Fierté et appartenance

Ce succès populaire deviendra source de fierté et d'appartenance. C'est à tout le moins ce sur quoi entend bâtir le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

«Les fêtes, c'est important de parler du passé. Mais c'est aussi important pour l'avenir. Il y aura toujours des tempêtes, mais quand tu as des racines plus profondes, l'arbre reste debout pendant les tempêtes», a-t-il illustré, tout en souhaitant que ce spectacle, comme celui du Phénix présenté en mai, revienne à l'affiche à moyen terme. Déjà, entend-on, l'amphithéâtre à construire pourrait servir de tribune à cet effet.

D'ailleurs, parlant du Phénix, cet autre moment fort des festivités, le directeur général du 375e a souhaité éviter toute comparaison, malgré le réflexe que pourraient avoir certains.

«Le 9 mai, on était ailleurs. Il n'y a aucune comparaison possible et je ne veux pas que les gens essaient de le comparer. Le mandat n'était pas le même», a fait valoir Steve Dubé, lui aussi comblé par la popularité de cette activité qui marquait officiellement la fondation de Trois-Rivières.

 

Un total esprit d'ouverture

Les Trifluviens ont-ils apprécié le spectacle offert en cadeau pour leur fête? Force est de constater que oui. Faisant montre d'un total esprit d'ouverture, ils se sont laissés séduire.

Au terme de la prestation, difficile de dénicher un spectateur qui trouvait à redire sur la qualité de la proposition artistique soumise par les créateurs dans le cadre de ce spectacle multidisciplinaire.

Le coup de sonde n'avait rien de scientifique, mais les réactions étaient pratiquement unanimes.

Les mains brandies bien haut pour applaudir, Céline Marineau était conquise. «C'était merveilleux, un gros merci. Ça nous a fait vivre plein d'émotions et de souvenirs», a confié la dame.

La foule massée sur le site du FestiVoix a ainsi adhéré à la formule retenue, divisée en thèmes et tableaux, et soutenue par différentes formes artistiques. Danse, chant, musique : le mélange des genres a semblé formé un tout complet aux yeux du public.

Pour les milliers de personnes présentes, si Tapiskwan Sipi pouvait sembler mystérieux avant les premières notes entendues sur le coup de 21h, le spectacle est rapidement devenu une agréable surprise.

«J'ai adoré, parce qu'ils ont innové (...) On a été surpris. On s'attendait à avoir un spectacle amérindien, peut-être plus stagnant. Mais non, c'était parfait», ont fait valoir Hélène Dupuis et France Moreau.

«C'était au-dessus que ce que je pouvais imaginer. Je ne pensais pas entendre du rock ici ce soir. Je m'attendais à des scènes plus que de la musique enchaînée. Mais là, wow! J'ai trouvé ça l'fun et j'ai appris des choses», a ajouté Cindy Pombert, une jeune femme dont le témoignage rejoignait les propos entendus de part et d'autre.

La fierté trifluvienne était aussi sur toutes les lèvres. Même pour ceux qui ont quitté la ville. Natif de la capitale régionale, Raymond Parr était de retour aux sources, samedi soir. «J'ai appris à connaître qu'il y avait beaucoup de talent à Trois-Rivières. Je ne voulais pas manquer ça, puis je ne l'ai pas regretté.»

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer