C'est ainsi que s'est donné le coup d'envoi à cette date marquante, encerclée au calendrier depuis un bon moment déjà par les organisateurs du 375e de Trois-Rivières.
À 13 h bien sonnées, quelques centaines de personnes étaient massées sur la rive, pour accueillir les trois embarcations. Derrière les spectateurs, se trouvait un village d'époque, où les traditions autochtones, notamment, étaient en vedette. Le coup d'oeil offrait un jolie spectacle.
Toute une aventure
Le premier juillet, ces pagayeurs s'étaient lancés dans un défi hors du commun: faire le trajet entre Montréal et Trois-Rivières, à la façon des ancêtres. Il s'agissait du dixième anniversaire de cet événement.
«Parfois j'ai eu envie de lâcher, mais on ne pouvait pas. Il fallait continuer», a confié Julien Ouellet, qui a dû, à l'instar de ses compatriotes, composer avec le portage, les rations et les campements à l'ancienne.
L'expédition n'était effectivement pas une mince affaire. Certains y ont surmonté un véritable défi. «Je me suis lancé là-dedans à 55 ans, et je ne suis pas un sportif, alors sur le plan personnel, c'est une fierté», a dit Jean Scarborough, au moment du débarquement dans le secteur Pointe-du-Lac, là même où les Américains étaient arrivés en 1776.
Ces quatre jours sur l'eau lui auront permis de jeter un regard dans le passé. Et de se laisser épater.
«Je dirais que ça donne une idée de ce que nos ancêtres pouvaient faire. C'était leur mode de transport. Je trouve ça extraordinaire, ce qu'ils ont fait. On sent des racines encore plus profondes aujourd'hui.»
Symbolique, certes, cette réunion des cultures et des époques revêtait un caractère particulier. Notamment pour les Amérindiens d'origine. «Le côté spirituel de tout cela, ça fait réfléchir beaucoup à nos ancêtres. Et c'est très important», a fait valoir Christian Beauséjour, qui s'était transformé, costume aidant, sous son pseudonyme Loup dansant.
Succès populaire
L'activité, première de la liste en ce jour d'anniversaire, s'est transformée en un succès populaire. On a même pu y apercevoir des petites familles, complètement costumées, qui jouaient le jeu, tout sourire.
«On aime ça! On apprend ce qui se passait avant. C'est comme si on vivait un peu dans le passé», a lancé Audrey Bédard, neuf ans, entourée de sa soeur Shanny et de ses parents.
Le président des festivités, Jean Fournier, lui-même grand adepte de ces plongeons dans le passé, s'est dit profondément satisfait de l'ampleur qu'a pris le Rendez-vous des coureurs des bois, soutenue par le 375e.
«C'est incroyable et impressionnant de voir à quel point les gens ont répondu à l'appel. C'est ce qu'on vit quand on se donne du mal pour offrir quelque chose de qualité.»













