Selon le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant, cette initiative, empruntée à la Ville de Québec, a pour principal objectif de rendre plus sécuritaire ce lieu public où se réfugient fréquemment des individus pour consommer des substances illicites et flâner. Plusieurs plaintes à cet effet ont été formulées par des usagers au cours des derniers mois.
Ce n'est pas la première fois cette année que la Ville doit agir afin de régler des problématiques concernant la sécurité à cet endroit. Elle a notamment dû faire appel à des agents de sécurité l'été dernier après que plusieurs véhicules furent endommagés par des vandales. Le porte-parole de la Ville précise de plus que les policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières patrouillent régulièrement sur les quatre étages du stationnement.
La Ville ne s'arrêtera pas à installer des haut-parleurs crachant de la musique classique à un volume élevé pour décourager les intrus de flâner dans le stationnement étagé. Un nouveau système d'éclairage sera également installé au sous-sol au cours des prochaines semaines.
Ces initiatives s'inscrivent dans la même lignée que l'installation à l'été 2007 dans les toilettes de la Maison de la culture de systèmes d'éclairage ayant pour effet de décourager les consommateurs de drogues dures de se faire des injections à cet endroit. Le nombre de seringues retrouvées a diminué considérablement depuis que les luminaires diffusent une lumière bleue à cet endroit. Il est pratiquement impossible de voir ses veines avec ce type d'éclairage, ce qui rend l'utilisation d'une seringue plus difficile.
Les autorités municipales sont cependant conscientes que les flâneurs et les toxicomanes se trouveront d'autres endroits pour s'adonner à leurs activités illicites si ces efforts portent leurs fruits. «Oui, on déplace le problème, mais il fallait réagir», indique Yvan Toutant.
L'OSTR était au courant
Avant de se servir de leurs enregistrements, la Ville a demandé la permission aux dirigeants de l'OSTR, ce que ces derniers ont aussi fait auprès des musiciens. La directrice générale, Thérèse Boutin, ne voit d'ailleurs aucun inconvénient à ce que la musique de l'orchestre trifluvien soient utilisée dans un tel but.
«La musique classique adoucit les moeurs», lance-t-elle.
La directrice générale voit de plus cette utilisation d'un produit de l'OSTR comme étant un bon moyen de promotion. «Si la Ville veut diffuser notre musique, on ne demande pas mieux. C'est autant pour les gens qui flânent dans le garage que pour ceux qui se rendent à leur auto. Si on diffuse la musique de l'orchestre et que l'on fait sa promotion, nous n'avons pas d'objection», poursuit-elle.










