Rien n'a encore été fait pour dissimuler les produits du tabac. Au MSSS, on précise même que cette adresse est bien connue des inspecteurs.
Or, le propriétaire, Serge Richard, se défend bien de faire preuve de mauvaise volonté.
«Mon cas est particulier puisqu'il y a deux commerces en un à la même place d'affaires, c'est-à-dire la tabagie et le Coin du collectionneur. En plus, 75% de mon chiffre d'affaires provient de la vente des produits du tabac. Selon la loi, je ne suis donc pas obligé de cacher mes étalages», a-t-il expliqué.
Il soutient d'ailleurs avoir contacté le MSSS à quatre reprises ces derniers mois pour savoir comment rendre conforme son commerce dans les circonstances.
«Je ne veux pas investir 20 000 à 30 000$ pour rien. Je veux savoir où je m'en vais compte tenu des déboursés à faire. J'ai notamment un humidor de 21 pieds. Ce n'est donc pas évident. J'ai même pensé à louer le local voisin pour m'agrandir et séparer les deux commerces. Or, malgré mes efforts, je n'ai eu aucune nouvelle. La semaine passée, il y a des inspecteurs qui sont venus. Ils m'ont dit qu'ils me rappelleraient cette semaine; j'attends toujours», a-t-il expliqué.
À la demande des inspecteurs, il a déjà apporté des modifications à sa publicité extérieure, en retirant l'expression «spécialiste du cigare» sur sa pancarte.
M. Richard rappelle qu'il est également le propriétaire du Dépanneur Cinq étoiles dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, «un commerce qui est tout à fait conforme à la loi. Je vends beaucoup de tabac à cet endroit mais je suis en bas des 75% alors j'ai fait ce que je devais faire», a-t-il ajouté.
Au MSSS, la porte-parole Dominique Breton admet effectivement qu'il y a bel et bien des exemptions dans la loi sur l'étalage.
Ainsi, un point de vente spécialement aménagé pour la vente de tabac au détail, qui était exploité avant le 10 mai 2005, dont 75% et plus de l'ensemble des recettes proviennent de la vente des produits du tabac, peut ne pas être soumis à l'interdiction d'étalage. Le commerçant doit cependant avoir transmis un avis écrit à ce sujet avant le 30 juin 2008 et faire la preuve qu'il respecte les conditions mentionnées précédemment.
À ce sujet, M. Richard a bel et bien présenté sa demande. «Pour l'instant, le dossier visant à déterminer s'il peut être exempté ou non est toujours à l'étude», a conclu Mme Breton.











