Le CHRTR refuse de commenter les déclarations du ministre de la Santé

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Le CHRTR refuse de commenter les déclarations du ministre de la Santé

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L'ex-ministre de la Santé, Dr Phiippe Couillard.

Photo: Krystine Buisson

 

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La direction du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières n'a pas voulu réagir aux déclarations du ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc sur la phase II du projet d'agrandissement.

Le porte-parole du CHRTR, Serge Boulard, a fait savoir, hier, que la direction de l'établissement ne voulait pas commenter les propos du ministre Bolduc ni même de tout autre candidat politique en cette période de campagne électorale.

 

On se rappelle que le ministre Bolduc, lors de sa visite dans la région mardi, a confirmé que la phase II du projet d'agrandissement du CHRTR allait bel et bien se réaliser, tout comme l'avait fait d'ailleurs son prédécesseur l'ex-ministre Philippe Couillard dans le passé. Il a certes reconnu que le dossier de l'engorgement était prioritaire et que la solution passait notamment par l'ajout de lits de courte durée, le dégagement de places en hébergement et en ressources intermédiaires pour les personnes âgées.

Toutefois, il n'a pas voulu avancer de date quant au véritable coup d'envoi de travaux, indiquant que Rome ne s'était pas bâti en une seule journée. Il a tout au plus indiqué que le projet d'agrandissement faisait présentement l'objet d'une actualisation.

Depuis quelques mois, l'urgence du CHRTR fait face à de gros problèmes d'engorgement. Presque quotidiennement, on compte de 70 à 75 patients sur civière alors que la limite permise est de 45. Au début du mois, la directrice générale intérimaire, Lucie Letendre, avait d'ailleurs lancé un cri d'alarme: à l'approche de la période hivernale, la marge de manoeuvre de l'établissement était presque nulle, confiait-elle.

Les conséquences sont énormes. Les gens qui se présentent à l'urgence pour des cas jugés mineurs doivent patienter des 12 ou 24 heures et des chirurgies nécessitant une hospitalisation ont même dû être annulées par manque de lits. Le personnel de l'urgence et des unités de soins est épuisé, forcé à faire du temps supplémentaire sur une base régulière.

 

 

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