Statistique Canada dévoilait le résultat du recensement de 2006 pour la capitale de la Mauricie. Entre 2001 et 2006, la population a augmenté de 3,2%. Il y a deux ans, on comptait 126 323 habitants à Trois-Rivières.
Cette majoration est en deçà de la moyenne du Québec qui s'élève à 4,3%. Trois-Rivières est par le fait même la neuvième ville la plus populeuse du Québec.
Lévis la devance par moins de 3 000 habitants (130 006). Terrebonne arrive au 10e rang avec 94 703 habitants. Montréal demeure la ville avec le plus d'habitants (1 620 693 personnes).
La hausse de la population se justifie par différents facteurs. Les naissances, la mobilité de la population et l'immigration sont parmi les explications.
Si Trois-Rivières est neuvième quant au nombre d'habitants, elle arrive au premier rang des 10 villes les plus populeuses en ce qui concerne sa proportion de gens âgés de 65 ans et plus. En 2006, 21 800 habitants avaient atteint l'âge de la retraite, ce qui représente 17,25% de sa population. La moyenne québécoise est de 14,3%.
«La population est vieillissante, car il y a beaucoup de services concentrés à Trois-Rivières», a déclaré Guy Oddo, directeur de la région de l'est du Canada pour Statistique Canada, lors de la présentation des données du recensement hier.
Pour ce qui est de la population de moins de 15 ans, Trois-Rivières arrive neuvième avec un pourcentage de 14,5% (18 345 personnes). C'est 2,1% de moins que la moyenne québécoise (16,6%).
Immigration
Trois-Rivières comptait 2 720 habitants provenant d'un autre pays en 2006, ce qui représente 2,2% de sa population totale. Depuis 1996, ces personnes proviennent de la Colombie, de la France, du Maroc, de la Chine et du Congo.
Si les immigrants sont peu nombreux à Trois-Rivières, ils affichent cependant un meilleur taux de diplômation universitaire que les non-immigrants (plus de 35% comparativement à environ 16%).
Trois-Rivières demeure une ville majoritairement francophone. Seulement 1,5% de la population parle une autre langue que le français à la maison. L'anglais (38,3%) devance l'espagnol (23,1%). L'arabe, le grec et le vietnamien suivent.
Marché du travail
Le service de l'enseignement est le secteur qui regroupe le plus de Trifluviens au travail. Selon les données du recensement, 8,5% de la population trifluvienne évolue dans ce domaine. Le service de la restauration arrive deuxième (6,2% de la population), suivi par les employés des hôpitaux et les gens évoluant dans les services professionnels, scientifiques et techniques (4,1% chacun). Longtemps considérée comme étant la capitale du papier, Trois-Rivières ne compte plus que 2,9% de sa population qui travaille dans la fabrication de ce produit.
Des données intéressantes
La hausse de la population de Trois-Rivières réjouit autant Michel Byette qu'Yves Marchand.
Le directeur général de la Ville de Trois-Rivières et le directeur de la Société de développement économique étaient des spectateurs attentifs au dévoilement des données du recensement de 2006. M. Byette considère les différentes données comme autant de pistes à prendre pour déterminer des directives à l'hôtel de ville.
«Quand on parle des personnes âgées, on parle du service de transport en commun, de la demande pour des résidences. On ne manque pas d'institutions scolaires, mais il faut travailler à conserver nos diplômés universitaires», déclare M. Byette.
Yves Marchand reçoit le document dans le même état d'esprit.
«Le recensement identifie des points sur lesquels il faut travailler pour améliorer la situation économique. L'immigration, on doit en faire un outil de développement économique. On a une main-d'oeuvre qualifiée, c'est un potentiel intéressant.»











