«Il y a eu beaucoup d'insultes de part et d'autre. Heureusement que le public n'a pas accès à ça. Ce n'était pas du tout gracieux. Ça n'avait aucun sens. C'était lourd comme atmosphère. C'était vraiment pénible», a confié la députée alors qu'elle se trouvait en route entre Ottawa et Trois-Rivières.
Elle ajoute que certains propos qui ont été entendus étaient disgracieux à l'endroit des députés francophones. «Il y a même eu des insultes à l'effet que les Québécois n'étaient pas légitimes à la Chambre des communes parce qu'ils étaient francophones. Il y a eu des points d'ordre demandés par notre whip. Certains ont été traités de macaques. Gilles Duceppe n'avait pas vu ça depuis le lac Meech», a-t-elle raconté.
Même si les derniers jours ont été pénibles pour elle, Mme Brunelle aurait préféré que la gouverneure générale Michaëlle Jean refuse de proroger les travaux de la chambre comme le lui a demandé le premier ministre Stephen Harper hier.
«Le gouvernement Harper a vraiment perdu la confiance de la chambre. Normalement, nous aurions eu le vote sur l'énoncé économique lundi prochain et nous l'aurions défait», a-t-elle confié.
Pour ce qui est des chances que la coalition formée par le Parti libéral et le NPD et appuyée par le Bloc québécois dure jusqu'à la reprise des travaux le 26 janvier, Mme Brunelle soutient ne pas être en mesure de prédire l'avenir comme dans une boule de cristal. Elle mentionne néanmoins que son parti a réussi à obtenir des concessions importantes pour le Québec de la part des libéraux et des néo-démocrates.
Le dossier des fêtes du 375e n'est pas mort
La prorogation des travaux parlementaires ne constitue pas la mort du dossier des demandes de subvention de deux millions de dollars pour les fêtes du 375e anniversaire de Trois-Rivières.
«Même si je ne pourrai plus interpeller les ministres en Chambre au sujet du financement des fêtes du 375e, je pourrai tout de même poursuivre mon travail dans ce dossier, puisque les ministères restent ouverts», a-t-elle affirmé.










