Grève dans les supermarchés Maxi

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Grève dans les supermarchés Maxi

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Une soixantaine de syndiqués en grève des supermarchés Maxi ont manifesté devant le magasin Loblaws de Trois-Rivières hier après-midi. Comme les succursales de Maxi, la chaine Loblaws est une propriété du groupe Provigo.

Photo: Stéphane Lessard

 

Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le syndicat des employés de 13 supermarchés Maxi; dont ceux de Shawinigan, Trois-Rivières-Ouest et Cap-de-la-Madeleine et l'employeur retourneront à la table de négociation le 11 décembre prochain à la demande d'un conciliateur.

Une soixantaine des 789 salariés en grève depuis le 22 octobre dernier ont d'ailleurs manifesté, hier, devant le magasin Loblaws du boulevard des Forges à Trois-Rivières.

 

Ce marché d'alimentation est propriété de groupe Provigo comme les 13 établissements frappés présentement par le conflit de travail.

«C'est pour montrer notre présence un peu plus. Les négociations ne mènent à rien», a mentionné le conseiller syndical des TUAC 503, Alain Langlois.

Rappelons que les demandes des syndiqués concernent notamment des augmentations de salaire de 3 % pour l'ensemble des magasins, la possibilité de maximiser les heures de travail à six heures par jour, le choix des heures par ancienneté pour les employés à temps partiel, la rotation pour le travail le dimanche, le maintien des horaires consécutifs pour les postes actuels, une clause pour l'ouverture de postes à temps plein et la protection pour les employés réguliers.

Ces revendications sont basées sur la convention collective qui régit les relations de travail à la succursale de Baie-Comeau depuis le début de 2008.

Selon les syndiqués, c'est leur demande concernant les augmentations de salaire de 3 % dans tous les supermarchés qui rend les négociations avec la partie patronale difficiles. Cette dernière désire octroyer les augmentations de salaire entre autres selon la rentabilité de chacun des magasins.

«Ils mentionnent que Shawinigan est rentable, par contre ils offrent seulement 2 %. Mais il y a des magasins non rentables à Québec qui recevraient 2,5 %. On ne sait pas trop comment l'employeur gère ça», a expliqué M. Langlois.

Les syndiqués espèrent que la rencontre prévue la semaine prochaine permettra de dénouer l'impasse très prochainement afin que le tout soit réglé avant le début du temps des Fêtes. Grâce à un fonds de grève, les employés des magasins de Shawinigan et de Cap-de-la-Madeleine touchent seulement 140 $ par semaine tandis que leurs collègues de la succursale de Trois-Rivières reçoivent environ 240 $.

En réponse aux accusations du syndicat, l'employeur indique qu'il étudie le cas de chacun des magasins individuellement en ce qui concerne les augmentations de salaire qu'il offre aux employés.

«Lorsqu'on analyse la situation d'un magasin, on analyse un ensemble de facteurs. Parmi ces facteurs, on tient notamment compte des états financiers du magasin, du site, de sa position stratégique et de la compétition. Ça nous permet de faire des offres et prendre des décisions éclairées pour le court terme et le long terme», a mentionné la directrice principale des affaires corporatives pour Provigo, Josée Bédard.

 

 

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