Joint à son bureau de Québec, M. Fetter a confié qu'il se sentait privilégié de participer à ce moment historique qui promet aussi d'être amusant. «Honnêtement, je suis très touché de voir comme notre histoire est très connectée à celle de Trois-Rivières.»
Le consul général ajoute que le fait d'apprendre que les corps de soldats américains avaient sans doute été mis en terre à Trois-Rivières suscitait chez lui beaucoup d'émotions. «Ça me plaît beaucoup d'avoir l'opportunité de présenter mes respects mais aussi de payer la dette après quelques siècles, et ce d'une façon qui honore tous les gens qui étaient là.»
M. Fetter dit avoir entendu parler de cette histoire de dette quelques mois après son entrée en poste à Québec.
«Immédiatement, j'ai été frappé par cette histoire qui montre la profondeur de notre connexion historique. Malgré la situation, nous avons partagé beaucoup. En général et même si c'est en retard, je peux dire: oui, les États-Unis paient leur dette.»
Un peu à la blague, le consul général ajoute que les religieuses ont vraiment été «gentilles, charmantes et généreuses» de ne pas réclamer les intérêts de la facture (130$) en question, ce qui l'aurait portée à plusieurs millions $. Cette décision, insiste-t-il, n'a rien à voir avec ses talents de négociateur.
Par ailleurs, il a confirmé qu'un processus était en cours auprès du département des Anciens combattants pour déterminer l'identité des soldats américains restés en sol canadien. «Heureusement, M. Jean Fournier nous aide beaucoup. J'espère que la recherche sera terminée avant les fêtes parce que je veux une cérémonie de reconnaissance spéciale envers ces soldats.»
Quant à la collaboration que le consul général peut apporter pour faire venir des navires de guerre américains à Trois-Rivières, le 4 juillet, M. Fetter a aussi confirmé qu'il était en contact avec des attachés militaires pour déterminer si ce sera possible.
La chose ne sera pas facile, mais le fait que les célébrations se déroulent le 4 juillet, jour de l'Independence Day américain, pourrait être chanceux, note-t-il.
Soulignons enfin que M. Fetter est venu à Trois-Rivières à quelques reprises déjà. «Une ville qui a déjà eu un consulat américain», rappelle-t-il en riant.













