Il aurait fallu pouvoir décoder le sourire en coin de Denis Coderre qui accompagnait son chef, pour connaître le fin mot de l'histoire.
Ce n'était pas la première fois qu'Yves Lévesque rencontrait le chef libéral et la rencontre a semblé très cordiale.
Les journalistes ont eu beau tourner la question de tous les côtés, Yves Lévesque soutient qu'il n'a pas à prendre de décision immédiatement et Michael Ignatieff, qu'il cherche surtout au Québec des candidatures féminines.
Mais cela dit, le chef libéral, a avoué que la candidature du maire serait intéressante. «Nous n'avons pas évoqué ce sujet, car je crois que le maire Lévesque a encore l'ambition de servir sa ville. C'est à lui de décider de son propre avenir. Mais ce n'est pas un secret que ce serait un candidat formidable ici.»
Le chef libéral a admis que son parti avait un grand défi à relever pour reconstruire son organisation en Mauricie, mais il a dit «avoir le sentiment très clair que les libéraux sortent enfin de leur retraite». Il a ajouté qu'il en profitait pour rencontrer des gens intéressants pour les attirer «dans le service public du Canada».
«J'ai l'impression que beaucoup de personnes songent sérieusement à se présenter comme candidat, mais je n'ai pas encore de noms à vous donner.»
M. Ignatieff n'a pas manqué de souhaiter un bon 375e anniversaire aux Trifluviens et a déploré être dans l'opposition et ne pouvoir mieux aider la ville. Il a déclaré bien comprendre la réalité de la région qui est aux prises avec le chômage et le ralentissement économique. Pour cette raison, les deux hommes auraient surtout parlé de développement économique.
Les dossiers abordés
Bien sûr, Yves Lévesque n'allait pas laisser passer le chef libéral sans lui présenter sa liste d'épicerie habituelle, particulièrement le TGV dans un corridor nord. Le chef libéral a répété soutenir l'idée d'un train grande vitesse, non seulement pour le développement régional, mais aussi «pour lier ensemble le corridor central du Canada». Ce projet est, à son avis, un grand projet national.
«Je suis très en faveur de ce projet parce que j'ai vu l'influence positive sur le développement économique (d'un TGV) en France et dans d'autres pays.»
Les deux hommes ont aussi abordé la question des bateaux de croisière et de la volonté de Trois-Rivières d'avoir accès aux programmes qui concernent cette industrie touristique, ce qui n'est pas le cas actuellement. Naturellement, il a été question des Fêtes du 375e mais aussi du Grand Prix, de l'aéroport de Trois-Rivières, du programme de Chantiers Canada et surtout de l'importance de lancer rapidement ce programme, sans oublier les programmes spéciaux associés à la relance économique.
Le maire Lévesque a dit espérer qu'on lui laisse le temps de préparer ses dossiers pour avoir accès à ces nouveaux programmes.
Pour sa part, Michael Ignatieff a insisté sur le fait que le gouvernement Harper était très lent à dépenser de l'argent dans les régions pour soutenir leur développement économique.
«Quand je ferai mon évaluation du budget Harper, je serai sur le terrain, comme aujourd'hui à Trois-Rivières, pour savoir si le gouvernement a livré la marchandise ou non. C'est ça la question-clé. Et la meilleure façon de le savoir, c'est de parler à un bon maire comme le maire Lévesque», a-t-il conclu.











