La nouvelle période de questions s'étire

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La <i>nouvelle</i> période de questions s\'étire

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Le maire de la ville de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Photo: Ève Guillemette

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La nouvelle période réservée à des interventions du public avant les séances du conseil, à l'hôtel de ville de Trois-Rivières, donne maintenant lieu à des interventions qui vont beaucoup plus loin que la récitation d'une prière par un citoyen.

Lundi soir, quatre citoyens sont intervenus au cours de cette «nouvelle» période de questions, qui précède l'ouverture de l'assemblée publique régulière du conseil municipal. Cette nouvelle façon de faire a été instaurée le mois dernier par le maire, Yves Lévesque, qui souhaitait contourner l'abandon de la récitation de la prière en permettant à des citoyens de la réciter à sa place.

 

La période mise à la disposition des citoyens pour intervenir débute vers 19 h 25, soit environ cinq minutes avant l'ouverture de l'assemblée. Le maire avait pris soin d'expliquer, lorsqu'il a instauré cette pratique, que les personnes présentes pouvaient intervenir sur des sujets qui n'ont pas de lien avec ceux déjà inscrits à l'ordre du jour.

Si la prière constituait à peu près l'unique intervention lors des séances publiques du 19 janvier et du 2 février, il en aura été autrement lundi dernier. Il a en effet été question de la disponibilité et de l'accessibilité des documents concernant le plan d'urbanisme, de la fierté que devraient éprouver les Trifluviens en regardant le drapeau de leur ville, ainsi que de la délégation trifluvienne au prochain congrès de l'Union des municipalités du Québec.

«C'est n'importe quoi», a commenté un habitué des séances du conseil. Dans les circonstances, il était prévisible que ces périodes réservées aux interventions de citoyens prennent parfois des tangentes imprévues.

Lundi soir, ce n'est qu'au bout de la quatrième intervention qu'un citoyen a récité la prière, toujours la même, selon le modèle calqué sur celle que récitait le maire avant la décision de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Cette décision, rappelons-le, a été rendue à la suite d'une plainte déposée par une citoyenne, Louise Hubert, qui s'estimait lésée par la récitation d'une prière catholique dans une instance civile.

La Commission, se basant sur une décision du Tribunal des droits de la personne dans un cas semblable impliquant la Ville de Laval, avait demandé au maire de cesser la récitation de la prière. Yves Lévesque avait finalement acquiescé à cette recommandation en transférant cette tâche à des citoyens présents dans la salle. Jusqu'à maintenant, les citoyens qui ont lu la prière - des habitués des séances du conseil - l'ont fait à l'invitation du maire.

 

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