Le directeur des ventes François Germain, ainsi que le nouveau directeur du golf Bob Bouchard, ont cru nécessaire de rectifier certains faits, après que des ex-employés eurent témoigné du malaise qu'ils ont ressenti face à la nouvelle administration du club de golf.
Selon eux, la nouvelle administration a adopté une politique de gestion qui, admettent-ils, a été élaborée par Ron Hubbard, fondateur de l'église de Scientologie, mais qu'à aucun moment ces principes de gestion ne pouvaient laisser transparaître quoi que ce soit lié à cette religion.
«C'est un système de gestion, uniquement. On aurait pu utiliser n'importe quel autre système d'administration. On nous a montré cette méthodologie et nous avons trouvé que ça avait bien du bon sens», explique Bob Bouchard.
Selon son collègue François Germain, il n'y a rien dans cette méthode pour écrire à sa mère. Il s'agirait plutôt de grands principes de marketing évoquant, par exemple, certaines mesures à prendre lorsque l'entreprise réalise moins de profits qu'on le souhaiterait. «Ce n'est que ça, ce qui nous a été montré. Il n'était pas question de prières ou de quoi que ce soit du genre», évoque M. Germain, qui compte 21 ans d'ancienneté au club de golf.
Alors comment expliquer le malaise qui a poussé huit des 60 employés du club à quitter leur emploi depuis l'arrivée des nouveaux administrateurs? «Quand ça s'est su (qu'un des patrons était lié à la scientologie), les gens ont commencé à fouiller sur Internet. Certains étaient mal à l'aise avec le mot. Pourtant, on n'applique rien par rapport à la scientologie, c'est une question de gestion», admet François Germain.
Contrat
Le malaise ressenti venait notamment d'un contrat que les employés devaient signer. M. Germain signale que seuls les neuf cadres ont été invités à signer un contrat et à passer un test de personnalité. Très à l'aise avec ce test, qui s'apparente à plusieurs autres tests passés dans d'autres entreprises, François Germain estime qu'il était normal que la direction connaisse mieux ses cadres avec qui elle devait travailler.
Quant au contrat, chaque cadre a eu le loisir de négocier ses clauses avant de signer le document. Les deux cadres n'ont pas pu dire s'il leur était possible de sortir le contrat à l'extérieur du club de golf, par exemple pour le faire vérifier par un avocat, mais admettent qu'ils n'en ont jamais ressenti le besoin.
«J'ai eu à faire changer des clauses lors de la négociation. Comme tout le monde au départ, il y a eu un questionnement. Un moment donné, j'ai pris du recul. J'ai pris des notes sur les différentes clauses et j'ai posé des questions à des spécialistes pour me faire dire que tout était normal et que je pouvais signer sans crainte», ajoute François Germain. Ce contrat, précise-t-il, peut être annulé en tout temps, avec deux semaines de préavis.
Sur les neuf cadres, deux ont quitté le club de golf. Les sept autres ont signé le contrat. Six autres employés réguliers ont quitté depuis que la nouvelle administration a pris place, mais ces derniers n'avaient pas à signer de contrat.
Quant aux liens et croyances d'Antonino Putorti, ils s'inscrivent dans la sphère privée, croient MM. Bouchard et Germain. «Une seule personne a des liens avec la scientologie et c'est M. Putorti. Mais qu'il soit d'une religion X ou Y, ça ne nous regarde pas. Nous sommes embauchés pour la gestion du club et c'est tout», lance François Germain.
«On a été faussement accusés de certaines pratiques au niveau du contrat et de la scientologie. On veut rétablir les faits. On veut que les gens reviennent jouer ici. On veut regagner leur confiance et leur prouver que rien n'a changé», conclut Bob Bouchard.











