Congédiement de Louise Panneton

«J'étais devenue sa cible» - Carmen Francoeur

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«J\'étais devenue sa cible» - Carmen Francoeur

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L'ex-greffière à la cour municipale de Trois-Rivières, Louise Panneton.

Photo: Le Nouvelliste

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Dans les mois qui ont précédé le départ de Mme Panneton, j'étais devenue sa cible. Je sentais que la pression était mise sur moi. Mon estime de moi a énormément changé à ce moment-là.»

Le témoignage de Carmen Francoeur, une secrétaire-commis au service de la cour municipale de Trois-Rivières, s'est ajouté à celui livré mardi par sa collègue Sylvie Chartray pour démontrer que le climat de travail s'était envenimé en 2007 au sein de ce service municipal.

 

C'est du moins ce qui ressort de la suite de l'audience de la Commission des relations du travail (CRT) dans le dossier de Louise Panneton, ex-greffière de la cour municipale de Trois-Rivières. Depuis le début de l'audition des quatre plaintes par la commissaire Line Lanseigne, c'est toujours la Ville de Trois-Rivières qui appelle des témoins pour démontrer que Mme Panneton a été congédiée pour bris du lien de confiance et parce qu'elle avait un style de gestion problématique.

Hier, Carmen Francoeur a ajouté sa voix à certains témoins entendus jusqu'à maintenant dans le dossier. Dès 2005, elle a constaté que le climat de travail à la cour municipale s'envenimait, notamment en raison des relations tendues entre Louise Panneton et les trois employées qui provenaient de l'ancienne Ville de Trois-Rivières. «De mon côté, je n'ai pas eu de reproches. Je faisais mon travail et ça allait bien avec Mme Panneton», a indiqué cette employée, qui avait été embauchée en 1983 par l'ancienne Ville de Trois-Rivières-Ouest.

Dans son témoignage, Mme Francoeur a mentionné que les dernières années ont été marquées par différentes situations conflictuelles qui ont entretenu le climat tendu auquel elle a fait allusion à quelques reprises. La plainte pour harcèlement psychologique déposée par une autre employée envers Louise Panneton, l'instauration d'un nouvel horaire de travail rotatif, de même que l'obligation pour les employées de remplir des relevés concernant le travail effectué sont quelques exemples d'éléments qui seraient, selon l'employée, à la source de tensions dans ce service municipal.

Comme Sylvie Chartray, Mme Francoeur a aussi déploré - presque dans les mêmes mots - l'affichage au babillard d'un document portant sur les valeurs à privilégier au travail et sur les moyens de remédier aux situations de conflit qui étaient vécues à la cour municipale.

«Je trouvais ça infantilisant, voire maternisant de se faire dire quelles valeurs on devrait avoir. On est tous des adultes et on a tous nos propres valeurs. C'est une question d'éducation. Celles qu'on nous affichaient n'étaient même pas respectées par la gestionnaire», a mentionné Mme Francoeur en faisant allusion à Louise Panneton. Le ton autoritaire de celle-ci, ses paroles perçues comme des reproches ou comme des remarques désobligeantes, de même que la rigidité de sa gestion ont été relevées dans ce témoignage.

L'audition de la CRT se poursuit aujourd'hui et demain, puis de façon ponctuelle au cours des prochains mois.

 

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