Congédiement de Louise Panneton

Le climat de travail tendu affectait les employées

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Le climat de travail tendu affectait les employées

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L'ex-greffière à la cour municipale de Trois-Rivières, Louise Panneton.

Photo: Le Nouvelliste

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le climat de travail a une fois de plus été au coeur d'un autre témoignage d'employées de la cour municipale de Trois-Rivières dans le cadre des audiences de la Commission des relations du travail (CRT) dans le dossier du congédiement de l'ex-greffière Louise Panneton. Il est arrivé qu'entre celle-ci et une employée, le ton monte au point d'incommoder des clients qui se trouvaient au comptoir ou même... au téléphone.

C'est ce qu'est venue dire, hier, Johanne Tessier, qui occupe un poste de commis à la cour municipale depuis la création de la nouvelle ville de Trois-Rivières, en 2002. Ancienne employée de la Ville de Cap-de-la-Madeleine, elle a, comme certaines de ses collègues qui ont témoigné cette semaine, constaté certaines difficultés lors de l'intégration des employés dans le contexte de la fusion municipale.

 

Dans son témoignage, elle a aussi relevé un conflit personnel qui persistait entre la greffière embauchée en 2004, Louise Panneton, et une autre employée, Andrée Bonneville. «Le climat de travail se détériorait, principalement en raison des tensions qu'il y avait entre Mme Panneton et les trois employés de l'ancienne Ville de Trois-Rivières. Et surtout avec Andrée Bonneville, puis par après avec Danielle Marcoux», a indiqué Mme Tessier.

Selon elle, il y avait régulièrement des confrontations entre elles et le ton montait fréquemment. «Il m'est arrivé que quelqu'un avec qui je parlais au téléphone me fasse une remarque comme quoi ça brassait dans le bureau», a ajouté l'employée.

À cette huitième journée d'audiences de la CRT, la procureure de la Ville, Me Kathleen Rouillard, a poursuivi sa preuve qui vise à démontrer que Louise Panneton a été congédiée en raison du bris du lien de confiance avec l'employeur et aussi pour son style de gestion inapproprié. Les témoignages des employées qui se succèdent depuis mardi tendent à établir que le ton, le caractère et l'attitude de Louise Panneton étaient pour beaucoup dans la dégradation du climat de travail.

Hier, Johanne Tessier a expliqué qu'elle n'a jamais vraiment senti que son ex-supérieure immédiate mettait elle-même en application certaines valeurs qu'elle prônait et qui s'étaient retrouvées sur un document affiché sur le babillard du service. Elle a notamment fait allusion à des entraves aux notions de respect entre les collègues, de collaboration et d'entraide, et de maintien d'un climat de travail harmonieux.

Elle a aussi relaté certaines situations où des employées étaient en pleurs à la suite d'un épisode fâcheux ou d'une altercation avec Mme Panneton.

«Quand elle s'est mise à me parler de mon âge, parce que j'étais la plus âgée du groupe, et de possibilités de préretraite, je me suis mise à douter. Elle m'a déçue. Le lien de confiance s'est rompu. Je me méfiais d'elle. J'avais peur d'elle. J'évitais de passer devant son bureau», a raconté Mme Tessier.

Celle-ci, qui a été absente du travail à quelques reprises, notamment pour des raisons de maladie, a indiqué qu'elle était anxieuse à l'idée de revenir au travail lorsque ces congés se terminaient. L'avocat de Louise Panneton, Me Gilles Grenier, lui a toutefois fait dire que l'ex-greffière n'était pas la principale source d'anxiété lors de ces retours au travail. Il a aussi relevé le fait que pendant une longue période, de 2004 à 2006, les deux femmes s'échangeaient des confidences et qu'il y avait une relation de confiance entre elles.

Mme Tessier n'a pas été en mesure de relater un ou plusieurs événements négatifs qui auraient pu survenir entre elle et Louise Panneton. «Mais les conflits qu'il y avait avec d'autres employées de l'équipe venaient me chercher personnellement. On ne peut pas être insensible à ça.»

L'audition des plaintes de Louise Panneton se poursuit aujourd'hui. Par la suite, les parties reviendront à la fin du mois de mai, pour la suite des témoignages.

 

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