
Maskimo a été victime de vandalisme, dans la nuit d'hier, sur le chantier de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. De la machinerie a été endommagée et divers effets ont été volés. Les dommages s'élèvent à près de 10 000$.
Photo: Ève Guillemette
«Ce qui émerge de ce dossier, c'est que ça semble être à l'origine un conflit entre deux familles qui habitent le secteur», précise l'agent Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières.
Un conflit qui a connu d'autres épisodes. «Des événements antérieurs à celui de lundi - et sur lesquelles nous enquêtions déjà - nous avaient été rapportés dont des menaces et des voies de fait», explique l'agent Letarte.
Les individus arrêtés sont Jean-Sébastien Daneau, 23 ans, Sammy-Jo Thibeault, 19 ans, Steve Boissel, 40 ans, et Keven Hubert Boissel, 18 ans. Les trois premiers habitent tous à la même adresse sur la rue Saint-Paul à Trois-Rivières alors que Keven Hubert Boissel a une adresse à Saint-Étienne-des-Grès. Selon la dénonciation, pour un événement survenu dimanche, les quatre prévenus font face à des accusations de menaces de mort, de complot et d'avoir eu en leur possession une arme dans un dessein dangereux soit un bâton de baseball.
Jean-Sébastien Daneau, Keven Hubert Boissel et Steve Boissel sont également accusés d'incendie criminel et d'avoir fabriqué une substance explosive soit des cocktails molotov. Des événements antérieurs à ceux de cette semaine valent une accusation supplémentaire à Daneau et Keven Hubert Boissel. Les deux jeunes hommes se seraient livrés à des voies de fait contre une femme avec des bouteilles de bière le 31 décembre dernier. Keven Hubert Boissel est également accusé de bris de condition.
La plupart ont des antécédents judiciaires. La Couronne s'est objectée à leur remise en liberté. Ils devraient subir leur enquête sur détention aujourd'hui. Quant au mineur, il sera de retour devant le Tribunal de la jeunesse le 10 mars.
Rappelons que deux cocktails molotov avaient été lancés contre l'immeuble, mais un seul avait atteint sa cible. Il avait endommagé des meubles du salon ainsi qu'un ordinateur. Un occupant du logement se trouvait justement devant l'ordinateur lors de l'événement. Heureusement, il n'a pas été blessé et a pu sortir le mobilier en feu, ce qui a permis d'éviter que le feu se propage.
«J'espère que ça va rassurer la population de ce secteur. Les policiers ont réagi rapidement et nous avons procédé à des arrestations», note l'agent Letarte.
Mort toujours inexpliquée à Trois-Rivières
La cause de la mort de la dame de 48 ans retrouvée sans vie, jeudi dernier, tout près de son immeuble de la 11e Rue, à Trois-Rivières, n'a toujours pas été déterminée avec certitude.
L'autopsie n'a pas permis de clore définitivement le dossier, mais tout porte à croire qu'il ne s'agit pas d'un homicide. Le corps ne portait aucune trace de violence.
«Rien ne nous amène vers la commission d'un crime», confirme l'agent Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières.
Seul un rapport préliminaire de l'autopsie a été communiqué aux policiers. D'autres données seront connues plus tard et permettront, sans doute, d'en savoir plus, comme les résultats des tests toxicologiques.
Vandalisme sur le chantier de Trois-Rivières sur Saint-Laurent
Le chantier de Trois-Rivières sur Saint-Laurent a été la proie de vandales, dans la nuit d'hier. De la machinerie appartenant à Maskimo a été vandalisée et divers effets ont été volés. Les dommages s'élèvent à près de 10 000 $, selon une première estimation.
Trois véhicules de construction, situés à l'entrée du site, ont été endommagés. Parmi les bris, notons que les vitres de deux excavatrices ont été fracassées, des portes ont été abîmées tout comme une balance intégrée et des manivelles de contrôle. Des radios (C.B.), des antennes et des extincteurs ont été volés.
Pour éviter qu'un autre incident semblable survienne, Maskimo envisage de poster un gardien en permanence sur le chantier ou de déplacer sa machinerie à un autre endroit.










