«Ça fait deux ans que nous sommes en négociation avec la Ville. Il y a eu une mésentente au niveau du régime de retraite. Présentement, à cause des circonstances, nos gens veulent démontrer, bien entendu, qu'il y a une priorité», explique Yoan Ross, président du Syndicat des pompiers et pompières, section locale Trois-Rivières.
Une démarche surprenante, selon la Ville de Trois-Rivières, qui a proposé une offre vendredi dernier. Les pompiers sont d'ailleurs invités à se prononcer sur cette offre le 17 mars prochain.
«La dernière fois qu'on s'est parlé c'était par téléphone vendredi. On a fait une offre de règlement globale et la réponse qu'on a eue c'est des moyens de pression. C'est un peu inhabituel de déclencher des moyens de pression avant une assemblée générale. On est un peu surpris», note François Roy, directeur des communications à la Ville de Trois-Rivières. Les négociations allaient d'ailleurs bon train à la fin 2008, selon M. Roy.
«En décembre 2008, on est venu très, très près d'une entente. On y touchait presque. Le communiqué (annonçant l'entente) était même prêt.» C'est la question du régime de retraite qui avait achoppé, selon ce dernier.
Selon la Ville de Trois-Rivières, les pompiers sont au nombre de 80, soit 17 permanents, 48 temps partiel et 15 temporaires. Le schéma de couverture de risques prévoit qu'éventuellement, l'effectif grimpera à 125.
Après la fusion, une première convention collective avait été conclue avec les policiers-pompiers pour une période de cinq ans (2002 à 2007). Mais les négociations actuelles concernent le premier contrat de travail depuis que des pompiers permanents sont à l'emploi de la Ville. Rappelons que les services policiers et d'incendie sont en voie d'être complètement distincts.
Les policiers de la Sécurité publique avaient eux-mêmes adopté le port de pantalon de camouflage pendant plusieurs mois en 2004, ce qui avait fortement hérissé la Ville.
Plusieurs syndicats policiers ont d'ailleurs utilisé ce moyen de pression lors des négociations de leur convention collective au cours des dernières années. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a même contesté, en 2008, ce moyen de pression devant le Conseil des services essentiels alléguant qu'il pouvait menacer la sécurité des policiers et de la population. Le SPVM avait été débouté.











