Mme Laferté a assisté à la naissance de l'Office de tourisme et des congrès, maintenant connu sous l'appellation Tourisme Trois-Rivières, en 1992 alors qu'elle a débuté comme commissaire. Elle en est rapidement devenue la directrice.
«L'Office a commencé tout petit. On était deux au départ avec une secrétaire. Au début, on me disait: «Tu vas travailler pour un office de tourisme, tu vas travailler seulement l'été». Dix-sept ans plus tard, on a une quinzaine d'employés en comptant les saisonniers, mais dix employés sur une base régulière.»
C'est toute l'évolution et l'importance qu'a pris le tourisme dans la capitale régionale que retient Mme Laferté de toutes ces années à la direction de l'Office. Dans les années 1990, Trois-Rivières était souvent considérée comme une simple halte routière entre Montréal et Québec.
«Au niveau de l'achalandage, c'est une chose, mais c'est la motivation de la visite qui a changé. Les gens passaient avant. On était une zone de passage. Il n'y avait pratiquement pas de séjour. Les gens historiquement passaient par Trois-Rivières pour, par exemple, se rendre dans les régions plus nordiques, pour aller faire de la chasse et de la pêche. Maintenant, ce n'est plus ça du tout. Le gros changement à mon sens c'est deux choses: les congrès et tout le volet événementiel. Les gens qui viennent pour les différents événements qu'ils soient culturels, sportifs, c'est une grosse manne pour la Ville.» De 1992 à aujourd'hui, le nombre de congrès à Trois-Rivières est passé d'une dizaine à une centaine.
Avant la naissance de l'Office, le bureau touristique était opéré par la Chambre de commerce. Il y avait également un accueil saisonnier au pied du pont Laviolette. C'est donc au début des années 1990 que Trois-Rivières a manifesté la volonté de développer davantage le tourisme.
L'office a été fondé comme une corporation à but non lucratif. Un comité consultatif chapeauté par le conseiller Gilles Latour avait été mis sur pied. Il a d'ailleurs été le premier président de l'Office. «Ils ont décidé de mettre en place une structures distincte, une structure spécialisée pour développer le tourisme en disant qu'il y avait un potentiel», raconte Mme Laferté.
Depuis, Trois-Rivières a développé plusieurs créneaux tout en peaufinant son image. «On est passé de ville pause-pipi à ville d'histoire et de culture. Et avec la nouvelle image de marque, on s'en vient beaucoup plus moderne.»
Depuis l'an dernier, l'organisme est chapeauté par la Société de développement économique de Trois-Rivières. «On voit avec les résultats qui ont été présentés récemment toute l'importance que la Société de développement économique donne au tourisme. Il est reconnu comme une industrie. Ça donne toute une envergure, toute une autre orientation pour ce qui s'en vient.»
Elle part donc avec de beaux souvenirs et un brin de nostalgie. «J'ai les yeux plein d'eau parce que ce fut magnifique comme boulot, mais je suis rendue à un nouveau défi», souligne Mme Laferté. «Ce fut un emploi extraordinaire. À la fois, il y avait le défi de constituer une équipe et de travailler avec les entreprises touristiques. On a mis une approche de l'avant pour aller chercher les entreprises, pour qu'elles adhèrent à nos promotions, pour faire en sorte que tout le monde travaille dans le même sens. Cela a été très gratifiant», poursuit-elle.
Mme Laferté quitte son poste demain. Elle sera remplacée de façon intérimaire par Marie-Line Sauvé. Cette dernière occupait déjà un poste de commissaire au développement touristique de la SDÉ depuis 2000. Auparavant, elle a assuré la direction générale de la Corporation de l'île Saint-Quentin pendant plus de huit ans.









