Lors d'une assemblée extraordinaire tenue le 17 mars dernier, deux des quatre conseillers municipaux qui n'étaient pas en faveur de cette option ont changé leur fusil d'épaule et ont voté pour un règlement proposant Promotion Saint-Roch comme gestionnaire du camping, plutôt que l'ancien gestionnaire René Grondin, dont le bail expirait en novembre 2008.
Le règlement a donc été adopté à cinq voix contre deux autour de la table du conseil. Mais devant ce résultat, le conseiller Marcel Savard, qui a toujours préféré l'option de renouveler le bail à René Grondin, conteste la validité du règlement, et soutient que rien n'est encore décidé dans ce dossier.
«Il faut attendre que le procès-verbal de cette rencontre soit adopté, et ça va se passer vendredi. Dans notre assemblée extraordinaire, ce n'était pas prévu qu'on parle de ce point. Mais tant que le procès-verbal de la réunion n'est pas adopté, rien n'est valable», souligne-t-il.
Le dossier est depuis longtemps très émotif dans la municipalité. Marcel Savard estime que les deux conseillers auraient pu sentir de la pression pour qu'ils changent d'idée.
Pourtant, bien qu'ils aient voté en faveur du règlement proposant Promotion Saint-Roch, M. Savard soutient qu'il est possible que ces deux conseillers n'entérinent pas le procès-verbal. «Pour le moment, je ne peux pas vraiment me prononcer, mais on se revoit à la séance de vendredi, alors on verra à ce moment-là», ajoute-t-il.
Soulagement
De son côté, le maire Claude Dumont s'est dit soulagé de ce dénouement. Le dossier du camping a fait couler beaucoup d'encre dans sa petite municipalité depuis les derniers mois.
D'un côté, le maire et deux conseillers souhaitaient que la municipalité reprenne l'exploitation du camping le temps de le remettre aux normes environnementales, pour ensuite procéder à un appel d'offres pour la location du terrain. Dans le cas contraire, l'exploitant locataire du camping aurait pu revenir contre la municipalité si le ministère de l'Environnement venait à fermer le camping, avait déclaré le maire, un risque que ce dernier ne souhaitait pas prendre.
De l'autre côté, quatre conseillers, dont Marcel Savard, martelaient qu'il ne serait pas à l'avantage de la municipalité de reprendre l'exploitation du camping le temps de le mettre aux normes, puisque que les travaux pouvaient être maintes fois retardés, ou effectués à gros prix sur le dos des contribuables. Les conseillers préféraient faire de nouveau confiance à M. Grondin qui, disent-ils, avait effectué un bon travail depuis de nombreuses années. Des clauses auraient été modifiées dans le bail afin de s'assurer que M. Grondin rende le camping aux normes.
En signant une pétition, 154 citoyens avaient appuyé le maire dans ses démarches. Les opposants aux quatre conseillers ont souvent fait allusion au conflit d'intérêt dans lequel se trouvaient au moins trois d'entre eux, ayant de la parenté employée au camping.
Finalement, deux de ces quatre conseillers ont choisi, le 17 mars dernier, d'appuyer la résolution afin de donner l'exploitation du camping à Promotion Saint-Roch. L'organisme sans but lucratif sera présidé par Yves Paré et, selon le maire Dumont, les travaux devraient commencer sous peu afin de rendre le camping aux normes du ministère de l'Environnement.











