Le SSM veut ouvrir ses portes au primaire

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Le SSM veut ouvrir ses portes au primaire

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Photo: Sylvain Mayer

Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Marc Saint-Onge évalue d'excellentes les chances du Séminaire Sainte-Marie (SSM) de pouvoir offrir avant longtemps l'enseignement primaire aux écoliers du Centre-de-la-Mauricie. Le directeur général de l'institution secondaire privée est impatient de connaître la réponse du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) qui évalue actuellement la demande du SSM.

«Nous avons la capacité financière et l'espace pour accueillir des élèves du primaire», affirme M. Saint-Onge qui s'attend à ce que le MELS rende sa décision d'ici à quelques semaines. Advenant une réponse positive, le SSM espère accueillir des enfants de la maternelle à la sixième année dès la prochaine rentrée des classes, à la fin du mois d'août 2009.

 

«Si les élèves sont là, nous serons prêts. L'embauche d'enseignants ne m'inquiète pas», ajoute le directeur qui reste néanmoins prudent dans ses commentaires lorsqu'il est question du nombre de nouvelles inscriptions que le SSM souhaite enregistrer.

M. Saint-Onge affirme cependant que la demande est là. Il en a pour preuve les parents qui, au fil des dernières années, ont exprimé le désir de voir le SSM développer l'enseignement primaire.

À Shawinigan et dans ses environs, il n'y a présentement aucune maison d'enseignement privé qui dispense le programme convoité. Les parents qui souhaitent que leurs enfants intègrent dès la maternelle le réseau scolaire privé doivent se tourner vers Trois-Rivières où on compte trois institutions pouvant répondre à leurs besoins, soit Val-Marie, le Collège Marie-de-l'Incarnation et l'école Vision.

Selon M. Saint-Onge, une dizaine d'enfants du Centre-de-la-Mauricie prennent actuellement la direction de l'une ou l'autre de ces écoles. Il est persuadé de pouvoir en attirer bien davan- tage au SSM. M. Saint-Onge précise que la «capacité d'attraction» d'une école primaire privée se situe aux environs de 10 % de la population ciblée, soit les 5 à 12 ans.

L'idée d'ouvrir les portes du SSM aux élèves du primaire mûrit entre les murs de l'établissement du boulevard des Hêtres depuis 1996. C'est en octobre dernier que la demande a officiellement été adressée au MELS.

À une année de célébrer ses soixante ans d'existence, le SSM accueille depuis septembre 610 élèves. À l'instar de la Commission scolaire avec qui elle partage le bassin d'élèves de niveau secondaire, l'institution privée subit les contrecoups de la baisse démographique en enregistrant une diminution de sa clientèle de l'ordre de 7 % annuellement.

On dénombre présentement quatre groupes de 1re secondaire au SSM, soit l'équivalent de 120 élèves qui, sauf exception, ont complété leurs études primaires dans l'une ou l'autre des 36 écoles primaires de la Commission scolaire de l'Énergie.

Nouveau joueur

Le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, Claude Leclerc, a d'abord préféré s'abstenir de commenter les intentions du Séminaire Sainte-Marie de dispenser l'enseignement primaire pour ensuite déclarer: «Je ne suis pas certain qu'il y ait de la place pour une école privée. C'est serré.»

M. Leclerc se demande comment ce nouveau joueur sur un territoire déjà affecté par les effets de la dénatalité et du vieillissement de la population arrivera à tirer son épingle du jeu. Il fait également remarquer que plusieurs secteurs sur le territoire de la commission scolaire sont reconnus par le MELS comme étant défavorisés sur le plan socio-économique.

«Une école privée a beau être subventionnée à 60 %, elle doit tout de même aller chercher 40 % de ses revenus auprès des parents», rappelle le directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie.

Claude Leclerc ne veut pas évaluer les chances de réussite du SSM advenant qu'il obtienne le feu vert du ministère de l'Éducation pour aller de l'avant avec son projet d'école primaire. «Ce serait très hasardeux de le faire», s'est-il limité à répondre.

 

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