Université du Québec à Trois-Rivières

Le Bacc vert tente l'expérience du «Compact»

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Le Bacc vert tente l\'expérience du «Compact»

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Émilie Hébert-Houle

Photo: François Gervais

Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les étudiants et étudiantes qui sont membres actifs du Bacc vert, à l'UQTR, sont des mordus de l'environnement. Ils n'ont pas hésité, il y a deux semaines, à se lancer dans une expérience originale d'une durée de 15 jours qui, espèrent-ils, finira par devenir une tradition à l'Université.

Inspirés par une série d'articles publiés par Marc Allard dans Le Soleil en janvier, sept membres du Bacc vert ont décidé de relever le même défi que lui, un défi largement inspiré du mouvement américain The Compact selon lequel on doit réduire le plus possible sa consommation de biens matériels afin de ne pas épuiser les ressources de la planète, manger bio, encourager l'agriculture locale et simplifier nos besoins et notre style de vie.

 

Du 1er au 14 avril, ces étudiants ont décidé d'abord de manger de la nourriture biologique, dans la mesure du possible et surtout, de la nourriture qui a été produite dans un rayon de 160 kilomètres autour de la Ville de Trois-Rivières. Cette méthode vise notamment à réduire de manière significative l'empreinte écologique des aliments. C'est que plus ils viennent de loin, évidemment, plus ils faut du pétrole pour les transporter et plus ils deviennent indirectement polluants.

Les participants au défi ont aussi pris la décision de ne plus rien acheter pendant ces deux semaines, «sauf des médicaments et des bobettes», précise Émilie-Hébert Houle, une des participantes au projet.

Cette dernière avoue que l'expérience a été décidée un peu à la dernière minute et bien qu'elle ait été annoncée dans le journal interne de l'université, le Bacc vert n'a probablement pas entraîné autant de monde que souhaité dans cette première expérience. Mais le groupe promet d'en faire un événement annuel et de se montrer plus visible l'an prochain.

Pour obtenir de la nourriture bio et locale, le petit groupe a eu recours à l'ÉcoMarché, un système d'achat en ligne pour les produits agro-alimentaires du terroir provenant principalement de la Mauricie. Le site Internet ecomarche.ca sera en ligne dans quelques mois, mais déjà, les gens peuvent contacter la coordonnatrice, Julie Veilleux au 819-384-1515 pour avoir des informations et passer des commandes.

Les commandes, pour l'équipe du Bacc vert, étaient envoyées dans un point de chute et presque chaque soir, le groupe se réunissait pour cuisiner. «Ça resserre les liens entre les membres. On est devenu comme une famille», raconte Émilie qui a beaucoup apprécié son expérience. Le groupe a eu recours à nombreuse autres ressources comme la Fromagerie L'Ancêtre, le Cégep de Victoriaville, les Jardins de la cité, la ferme Le Blanchon et la ferme Les Arômes de la terre, autant de ressources où il était possible de se procurer les quatre groupes alimentaires bien locaux et bien bios.

Pour ceux et celles que ça intéresse, le Bacc vert se réunit à 18h, le 14 avril, pour projeter le film L'Erreur boréale de Richard Desjardins au 1200, Pavillon Albert-Tessier. Par la suite, les membres feront un retour sur leur expérience.

 

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