C'est le cas de Shawinigan et de Bécancour, notamment. Ces deux villes ont choisi d'inscrire dans leurs dépenses à venir les rénovations que devront subir leurs arénas pour être conformes aux plus récentes normes environnementales. Celles-ci prévoient en effet que les systèmes de refroidissement au fréon devront être remplacés d'ici 2020. Les trois quarts des arénas du Québec seraient touchés, selon ce que rapportait le quotidien La Presse hier.
Dans la région, la plupart des arénas utilisent un système au fréon. À Shawinigan, où le tout nouveau Centre Bionest n'a évidemment pas ce problème-là, on a quand même trois patinoires couvertes qui utilisent le fréon.
«Il est prévu, dans notre plan triennal, qu'on va modifier le système de refroidissement des arénas de Grand-Mère et de Shawinigan-Sud, en 2010 et en 2011 respectivement. Dans chacun des cas, cela représente un investissement de 1 073 000 $», explique le directeur des communications à la Ville de Shawinigan, François St-Onge. L'aréna du secteur Saint-Georges subira le même sort, mais un peu plus tard. Il n'est présentement pas inscrit à la liste des travaux prévus au plan triennal.
À Bécancour, l'aréna local est aussi équipé d'un système au fréon (HCFC-22) et là aussi on a prévu le remplacement. «Dans le dernier budget, on a mis au plan triennal d'immobilisations les dépenses reliées aux modifications qu'il faut faire. Les travaux pourraient être réalisés dès 2010», explique Guy Blanchette, directeur des services à la communauté à la Ville de Bécancour.
Selon lui, il existerait trois ou quatre solutions possibles pour éliminer le fréon et c'est ce qu'une firme mandatée par la Ville est en train d'analyser. «On se croise les doigts pour ne pas avoir à toucher à la dalle elle-même, parce que ça représenterait des coûts plus élevés. Mais on pense bien qu'on va s'en tirer», ajoute M. Blanchette.
Trois-Rivières: en attente
Du côté de Trois-Rivières, on attend de voir quelles seront les conclusions du plan de développement des arénas avant de déterminer de quelle façon on procédera au remplacement des systèmes de refroidissement. Selon le directeur des communications de la Ville, François Roy, trois des quatre arénas de la ville (Jérôme-Cotnoir, Jean-Guy-Talbot et Claude-Mongrain) ont des systèmes de refroidissement au fréon, alors que le Colisée est muni d'un système fonctionnant à l'ammoniac.
«Le maire avait demandé un plan de développement des arénas pour connaître les tendances, les besoins en utilisation. Le rapport n'a pas été déposé encore. Pour l'instant, il y a encore trop de choses à déterminer avant de penser à une solution. Le maire s'était déjà interrogé sur l'avenir du Colisée et de Jean-Guy-Talbot, mais aucune décision n'a encore été prise», remarque M. Roy.
Même son de cloche du côté de La Tuque où l'aréna, construit en 1962, est aussi équipé d'un système au fréon. «On sait que ça coûterait plusieurs dizaines de milliers de dollars pour faire les modifications», reconnaît le directeur général de la Ville, Yves Tousignant. Celui-ci explique qu'il y aura peut-être une réflexion à faire sur la pertinence de conserver l'aréna actuel ou de doter la Ville d'un équipement mieux adapté aux normes, aux besoins et à l'utilisation actuelle. «Il n'y a pas eu de discussions approfondies à ce sujet-là mais est-ce qu'on va devoir y réfléchir? Je pense que oui. Surtout s'il y a des sommes importantes à investir à l'aréna actuel», ajoute le dg.
Le Colisée de La Tuque, en plus, cumule des déficits d'environ 350 000$ par année.













