La directrice générale du Parc de l'Île-Melville se fait couper le sifflet

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La directrice générale du Parc de l\'Île-Melville se fait couper le sifflet

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Marie-Louise Tardif s'est présentée à la dernière séance publique du conseil municipal pour passer un message, mais la mairesse Lise Landry a coupé court à son intervention.

Photo: Sylvain Mayer

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La saga de l'exploitation de la Station plein air Val-Mauricie a encore attiré l'attention lors de la dernière assemblée publique du conseil municipal de Shawinigan. La directrice générale du Parc de l'Île-Melville, Marie-Louise Tardif, n'a toutefois pu aller au bout de sa pensée, étant plutôt invitée à exprimer ses doléances à son conseil d'administration.

Écorchée publiquement plus souvent qu'à son tour au cours de la dernière saison hivernale, la dirigeante souhaitait rappeler aux élus leur responsabilité par rapport aux frustrations exprimées cet hiver par certains utilisateurs, notamment au sujet de la mauvaise qualité des équipements.

 

Au début de la période de questions, Mme Tardif a demandé la permission de pouvoir exposer ses arguments pendant dix minutes.

Visiblement, elle n'accepte plus d'être dénigrée publiquement pour des éléments qu'elle ne contrôle pas. En somme, elle voulait faire comprendre aux élus qu'elle a encaissé des coups, l'hiver dernier, qui auraient dû être dirigés vers l'administration munici- pale.

Par exemple, elle rappelle qu'il est interdit aux employés du Parc de l'Île-Melville d'effectuer des réparations majeures sur les équipements sous peine de grief, puisqu'ils appartiennent toujours à la Ville.

«Il y a eu des problèmes de mauvaises odeurs en raison de tuyaux défectueux, qu'on ne pouvait pas réparer, car le bâtiment est syndiqué», explique-t-elle.

La directrice raconte que des centaines de citoyens lui ont téléphoné, l'hiver dernier, pour toutes sortes de plaintes par rapport aux équipements et à l'entretien. «Je me suis fait engueuler et traiter de tous les noms», déplore-t-elle.

Constatant que la directrice n'avait aucune question à adresser au conseil, la mairesse, Lise Landry, a invité Mme Tardif à se tourner vers son conseil d'administration. Yves Bordeleau, président de la Corporation du Parc de l'Île-Melville, ne savait pas que sa directrice s'adresserait ainsi au conseil municipal.

Déception

Marie-Louise Tardif était visiblement déçue de ne pas avoir pu passer tout son message à l'assemblée publique.

«Je pense que ça dérangeait les élus», commente-t-elle. «Moi, j'ai été gentille pendant tout l'hiver. Je n'ai mis personne dans l'embarras. J'aurais aimé que la Ville reconnaisse qu'il y avait des choses à améliorer. Je voulais expliquer comment ça se passait, mais on n'a même pas eu la décence de m'écouter jusqu'à la fin.»

En prenant connaissance de certains projets annoncés par la Ville en assemblée publique lundi soir, Mme Tardif se mordait les lèvres.

«C'est bien beau la rue Willow et tout le reste, mais que font-ils avec les infrastructures existantes?», questionne-t-elle. «Au pavillon de ski cet hiver, la neige entrait par les portes parce que le seuil était brisé. Il pleut dans les bâtisses, dans le garage. Ce n'est pas entretenu! Occupons-nous de nos acquis! Le Parc de l'Île-Melville ne demande qu'à être développé. Aidez-nous! C'est la responsabilité de la Ville de dire qu'elle va mettre ses culottes et qu'elle va payer!»

La gestionnaire admet qu'elle a sans doute commis l'erreur de vouloir gérer la station plein air comme une entreprise, sans sentir qu'il s'agissait vraiment de la volonté des élus. Par exemple, les remontées mécaniques nécessiteront des investissements d'au moins 100 000 $.

«Je vais donner des chiffres au conseil d'administration et les membres devront se positionner. Ils devront décider de l'avenir de cette station, pas moi!»

 

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