Trois-Rivières en dernière position

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Trois-Rivières en dernière position

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Trois-Rivières se classe en dernière position quant à l'indice relatif de bonheur.

Photo: François Gervais

Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si Sainte-Julie et Repentigny sont une nouvelle fois les villes les plus «heureuses» au Québec, Trois-Rivières fait bien piètre figure dans la dernière publication de l'Indice relatif de bonheur. Sur les 25 villes sondées pour le classement officiel de 2009, Trois-Rivières termine dernière au classement, devancée par Québec, Gatineau et Montréal qui occupent les 22e, 23e et 24e rangs.

Le maire Lévesque a bondi de sa chaise en prenant connaissance de ces résultats, mais surtout de l'analyse qu'en fait l'instigateur de ce palmarès, Pierre Côté.

 

«Ça ne marche pas, c'est ridicule! Ce palmarès là ne vaut pas grand chose selon moi», lance le maire. Ce dernier constate d'abord qu'entre le résultat de Sainte-Julie (82.70) et celui de Trois-Rivières (75.20), il n'existe même pas huit points de différence.

«Ce qui fait la qualité d'une ville, ce sont les gens qui y habitent. Moi j'ai vécu dans plein de villes au Québec et aussi ailleurs dans le monde, et je n'arrête pas de le dire: Trois-Rivières est un bijou pour y demeurer», affirme le maire. Par ailleurs, même après avoir célébré son 400e anniversaire, Québec termine au 22e rang, constate le maire. «La ville de Québec a rayonné comme jamais à travers le monde en 2008. Les gens sont venus de partout. Et vous allez me dire qu'elle est quand même 22e? Ça me prouve que ce palmarès là ne vaut rien», souligne M. Lévesque.

Analyse discutable

Dans l'analyse qu'il fait des résultats du palmarès, son fondateur Pierre Côté, consultant en marketing et communication, dépeint un portrait peu reluisant de Trois-Rivières. On peut notamment y lire: «Trois-Rivières fait contraste avec certaines villes comparables et dénote la difficulté de cette ville de retrouver son aplomb des années passées. (...) Trois-Rivières semble figée dans un carcan qui l'empêche de s'exprimer. (...) Sa structure industrielle est lourde, traditionnelle et peu diversifiée avec les deux tiers des activités qui sont concentrées dans des secteurs manufacturiers qui en arrachent, soit les pâtes et papiers, la transformation des métaux et le bois et ses dérivés, le meuble.»

Le maire Lévesque estime que cette analyse est tirée tout droit d'une autre époque. «En 1985, peut-être que c'était comme ça. Mais ce monsieur aurait tout intérêt à venir nous visiter avant d'écrire des choses comme celles-là», ajoute M. Lévesque.

Le maire rappelle que depuis la fusion, l'économie de la ville s'est grandement diversifiée et ne repose plus simplement sur les grandes entreprises. La construction bat des records depuis plusieurs années, le centre-ville gagne de nombreux prix prestigieux et des investissements majeurs ont été réalisés en culture, en sports et en loisirs.

Pour sa part, le directeur des communications de la Ville, François Roy, a fait part de ses impressions à titre de professionnels des communications. «Ce genre de palmarès est habituellement préparé par des consultants ou des agences qui veulent se faire connaître dans le milieu municipal, pour y recruter des clients», lance-t-il.

M. Roy rappelle qu'en 1990, Pierre Côté avait reçu un mandat de la CÉDIC (ancêtre de la SDÉ) pour la publicité de la Ville de Trois-Rivières. «Ce mandat lui a été donné en 1990. Quand on lit ce que M. Côté écrit sur le Trois-Rivières de 2009, visiblement sa perception n'a pas évolué depuis 1990. Il devrait revenir nous voir. Le maire Lévesque lui expliquerait deux ou trois choses», ajoute François Roy, qui rappelle que la Ville est proactive en ce qui concerne le traitement de son image.

«M. Côté n'a toutefois pas tort quand il affirme que les villes en général et Trois-Rivières en particulier doivent prendre soin de leur image et c'est précisément ce qui est en train de se faire, avec la dynamique des fêtes du 375e, le titre de Capitale culturelle et la vaste campagne du «TR-ès», mentionne-t-il.

 

Shawinigan fait bonne figure

Par ailleurs, au classement cumulatif de cette étude entre 2006 et 2009, Trois-Rivières termine 34e sur 35 villes, devançant de quelques dixièmes de points Montréal qui termine dernière. Ce palmarès cumulatif comprend 35 777 répondants dans 35 villes du Québec.

Pour le palmarès 2009, ce sont 13 826 personnes qui ont répondu dans les 25 villes étudiées. Parmi les facteurs étudiés pour calculer l'indice de bonheur, on retrouve le nombre de propriétaires (qui seraient plus heureux que les locataires), le statut familial, le revenu, l'emploi et le taux de chômage.

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