La Dre Milette a rappelé qu'aucun autre cas de grippe induite par le virus H1N1 n'a encore été répertorié au Québec.
La directrice signale que la surveillance a été rehaussée dans toutes les salles d'urgence au Québec depuis le 21 avril. Une personne qui se présente dans une urgence avec des symptômes de détresse respiratoire, de fatigue, de douleurs musculaire et de fièvre et qui arrive du Mexique sera donc placée en salle d'isolement afin de subir un examen plus approfondi. Ceci s'applique aussi aux personnes présentant les mêmes symptômes, mais qui arriverait d'une des zones où des cas de grippe humaine porcine ont récemment été déclarés: États-Unis (Californie, Texas, Kansas, Ohio et la Ville de New York) et Nouvelle-Zélande.
«Si vous revenez d'une région touchée dont le Mexique et que vous présentez de la toux, de la fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires, de la difficulté à respirer, on vous recommande de contacter votre médecin ou Info-santé en mentionnant l'histoire de séjour dans la région touchée», recommande-t-elle.
Pour réduire la propagation des virus, elle rappelle des mesures simples: «se laver fréquemment les mains. Tousser ou éternuer soit dans le creux de l'épaule soit dans le pli du coude.»
Pour savoir si une personne est porteuse du virus en question, elle doit présenter des critères épidémiologiques comme revenir d'une zone à risque et présenter une maladie respiratoire sévère. On vérifie avec la radiographie et des prélèvements qu'on envoie au laboratoire de microbiologie du Québec. S'il le faut, une confirmation sera demandée au laboratoire du Center for Disease Control à Winnipeg.
«Ça fait déjà plusieurs années qu'on se prépare à une éventuelle pandémie d'influenza et on a plusieurs outils en place déjà dans les urgences, des algorithmes de prises en charge, des tests à prendre», précise la Dre Milette.
Grippe porcine… et tremblement de terre !
Déjà sur le qui-vive depuis samedi en raison de la grippe porcine, la direction de l'école secondaire a multiplié les contacts avec le groupe pour s'assurer que tout le monde se portait bien et qu'ils étaient en mesure de poursuivre leur route vers Acapulco.
«Nous leur avons parlé par courriel en soirée. Quand le tremblement de terre est survenu, ils étaient à bord de l'autobus et n'ont pas senti la secousse. C'est une fois arrivé à l'hôtel, à Acapulco, qu'ils ont su qu'on leur avait laissé plusieurs messages et qu'on attendait des nouvelles avec impatience», a raconté hier soir le directeur adjoint de l'école, Stéphane Ayotte.
Heureusement, le groupe de vingt élèves et les deux professeurs qui les accompagnent se portent tous bien. La ville d'Acapulco a à peine ressenti la secousse et aucun bâtiment n'a subi de dommages dans cette région. De plus, aucun des élèves ne présente de symptômes de rhume ou de grippe, ce qui rassure la direction de l'école.
Hier soir, la chaîne téléphonique était en marche pour joindre tous les parents des élèves et rassurer tout le monde.
D'heure en heure
Ce groupe doit rentrer vendredi, en principe, d'un périple de neuf jours dans différentes villes mexicaines, dont Mexico et Teotihuacan. Dès qu'il a eu vent de l'épidémie de grippe par le biais des journaux et des gens, le groupe a devancé son horaire et s'est dirigé vers Acapulco «car semble-t-il que là-bas il n'y a pas de cas référencé de grippe porcine, selon ce que les intervenants qui sont là-bas nous disent», explique Stéphane Ayotte. Acapulco était la dernière destination dans l'itinéraire du groupe. «Il était prévu qu'ils y aillent, mais pas si tôt», ajoute M. Ayotte.
Actuellement, le groupe est en lien avec l'ambassade canadienne. C'est elle qui dira, si besoin est, s'il faut rapatrier ou non les jeunes prématurément vers le Québec. «On évalue d'heure en heure ce qui se passe là-bas», assure M. Ayotte.
Les élèves devaient notamment se rendre dans un village mexicain pour faire de l'animation auprès des personnes âgées et du service communautaire, explique M. Ayotte. Le fait qu'ils soient en contact avec l'ambassade et qu'ils se soient éloignés du foyer d'épidémie rassure le directeur adjoint. «On sent que les décisions vont bien se prendre», dit-il. Les deux professeurs en charge du groupe là-bas sont en contact constant avec la direction de l'école et font une évaluation fréquente.
«Pour nous autres, actuellement, il n'y a pas de panique. On les sent en sécurité, mais à leur retour, on va prendre les dispositions nécessaires pour informer les gens et on va appeler la Santé publique pour la suite des choses», dit-il.
Si l'évolution de la situation obligeait de rapatrier les élèves prématurément, dit-il, ce sera fait. «On ne mettra pas leur sécurité en péril», assure-t-il.












