Ces derniers veulent ainsi sensibiliser les consommateurs des différents produits des fermes québécoises au fait que le gouvernement serait en train de sabrer dans le programme d'assurance-stabilisation des revenus et d'affaiblir la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.
Pour rejoindre la population et faire passer leur message, les agriculteurs de la Mauricie planteront 300 pancartes qui arboreront quatre messages différents: des messages positifs, a insisté le président de la FUPAM, Martin Caron, soit «Fiers de vous nourrir. Peut-on en vivre?» «Les terres agricoles: une ressources non-renouvelable!» «L'agriculture: une passion à partager!»»Cultivons pour les générations futures!» Des panneaux géants seront également installés aux abords des grands axes routiers qui traversent la Mauricie.
M. Caron s'est dit inquiet de voir les orientations politiques que le gouvernement est en train de prendre. «Il cherche des solutions pour sabrer dans le programme d'assurance-stabilisation des revenus et il veut affaiblir la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles alors que ce n'est pas le temps de couper, mais plutôt de développer l'agriculture d'ici», a-il déclaré, en faisant entre autres référence au débat entourant l'achat de fruits et légumes en provenance des quatre coins de la planète.
Tout en se réjouissant que le milieu agricole de la Maurice soit en train de se doter d'un plan d'ensemble de développement, le président de la FUPAM a dénoncé le gouvernement qui, lui, semblerait n'avoir aucune vision du développement agricole souhaité pour le Québec.
«Or, cette vision devra tenir compte de toutes les formes d'agriculture, a-t-il insisté. Il y a de la place pour les productions émergentes mais il faut sécuriser les productions de masse qui alimentent le marché en produits de commodité.»
M. Caron a aussi affirmé que les moyens de pression se poursuivront jusqu'au dénouement de l'impasse.
«Nos producteurs agricoles en ont assez de cette incertitude et ils sont mobilisés. Ils sont nombreux aujourd'hui à cette conférence de presse et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'ouvrage à faire dans les champs. Ce sont nos femmes et nos enfants qui ont pris la relève. Nous nourrissons la Mauricie et le Québec avec notre agriculture et la population doit pouvoir compter sur une alimentation saine et accessible, produite ici.»
Il a également assuré que les producteurs du Québec étaient prêts à aller plus loin dans leurs revendication si le gouvernement faisait la sourde oreille.
S'ils ne ciblent pas en particulier le ministre de l'Agriculture dans leurs revendications, c'est, disent les producteurs, parce que le débat en un de société, et qu'il ne se limite pas seulement à ce ministère. Les agriculteurs comptent d'ailleurs s'adresser directement aux consommateurs tout au long de leurs manifestations, car ils comptent sur eux pour influencer les élus.











