Sainte-Anne-de-la-Pérade conteste la décision prise par le comité de sélection, qu'elle accuse d'avoir haussé les exigences pour l'obtention du titre. Sans aller jusqu'à dévoiler toute l'argumentation de sa municipalité, le maire croit avoir amené des éléments qui prouvent que c'est Sainte-Anne-de-la-Pérade qui aurait dû être choisie comme village-relais.
«Nous avons plaidé notre cause sans rien dire contre Deschambault-Grondines. Nous avons présenté des arguments à partir du rapport qui avait été produit par le ministère des Transports lors de sa décision. Nous attendons une réponse du ministre dans les prochains jours.»
Rappelons qu'un village-relais est une municipalité qui offre aux voyageurs de passage avec l'aide de ses commerçants des services au moins comparables à ceux que l'on retrouve dans les aires de services: restauration, distribution d'essence, dépannage mécanique et hébergement.
La constitution des villages-relais vise quatre objectifs principaux: accroître la sécurité des usagers de la route en offrant des lieux d'arrêt accessibles en tout temps, offrir des services variés et un accueil de qualité, inciter à l'amélioration physique des lieux et des bâtiments et leur mise en valeur et apporter un soutien au développement local.
Dans son rapport, le comité de sélection précise que la candidature de Deschambault-Grondines a été retenue car cette localité se démarque sur le plan du dépassement des services de base. Par ailleurs, cette municipalité aurait pris de l'avance sur Sainte-Anne-de-la-Pérade quant à la restauration de ses bâtiments patrimoniaux. Enfin elle se distingue particulièrement par l'envergure patrimoniale de ses attraits. Il semble aussi que la qualité des aménagements effectués à Deschambault-Grondines a favorablement impressionné les juges
Cela dit, le comité assure que la décision qu'il a rendue avait été difficile à prendre compte tenu du fort potentiel des deux candidatures. Mais il ne peut y avoir deux villages-relais voisins.










