Cette démarche du député intervient alors que le projet de loi C-241, déposé par le Bloc, a franchi l'étape de la deuxième lecture et se dirige maintenant vers une troisième.
On peut signer la pétition en se rendant sur le site Internet du député ou à son bureau. Quelques travailleurs ont accepté de la faire circuler dans le comté, qui est très vaste. D'ailleurs, Guy André se rendait aussi à Saint-Gabriel, hier, pour un second lancement de la pétition. Toujours dans le but de rejoindre un maximum de personnes, des napperons expliquant la démarche ont été imprimés et distribués.
M. André qui espère recueillir plus de 5000 signatures, s'est engagé à déposer la pétition à la Chambre des communes au cours de la présente session. Des pétitions semblables devraient aussi être lancées dans d'autres circonscriptions du Québec, a-t-il assuré, sans préciser lesquelles.
«Il faut agir rapidement et présenter des mesures d'aide afin de soutenir notre économie mais il faut aussi donner un grand coup pour bonifier le régime d'assurance-emploi, a déclaré Guy André. Alors que le gouvernement libéral a toujours refusé d'apporter les modifications à l'assurance-emploi, le Bloc québécois a compris cette nécessité et a proposé une bonification complète du régime qui comprend notamment une amélioration de l'accessibilité au régime, une hausse du taux de prestations de 55 à 60 % du salaire gagné et l'élimination du délai de carence.»
Le représentant de Berthier-Maskinongé à la Chambre des communes n'hésite pas à déclarer que l'actuel délai de deux semaines est en fait «une manière pour le gouvernement de punir les travailleurs d'avoir perdu leur emploi.»
Pour le Bloc québécois, le gouvernement prive les chômeurs de 900 millions $ auxquels ils ont droit et qui seraient réinvestis dans l'économie en cette période de récession. Ainsi, dans une perspective de relance, insiste Guy André, l'élimination du délai de carence permettrait de réinjecter une bonne part de ces 900 millions $.











