L'idée est venue d'un groupe de locataires désireux d'avoir accès à une console Wii. «Cette idée nous est parvenue au moment où l'on cherchait des moyens pour rendre l'environnement plus vivant. On a pris ça avec enthousiasme et tout le monde a été heureux par la suite de voir que cette idée-là faisait des petits», a expliqué Lyne Pépin du Centre de santé et de services sociaux de l'Énergie.
Le CSSSÉ a trouvé dans ce projet un angle afin d'agir dans le sens de ses objectifs. «On sait que notre population est vieillissante, et on sait que les gens veulent vivre dans leur milieu de vie le plus longtemps possible, donc on cherche ensemble à mettre en place plusieurs moyens pour que ça se produise», a ajouté Mme Pépin.
Pour Mario Plourde, directeur général le l'Office municipal d'habitation (OMH) de Shawinigan, la beauté du projet est dans la relation intergénérationnelle qu'il provoque. «Ce qui est bien avec ce jeu-là, c'est qu'on peut être bon à 6 ans, mais aussi à 95 ans!»
M. Plourde explique que les résidents les plus âgés qui démontrent une réticence au jeu finissent par se laisser entraîner par l'engouement à force de regarder les autres jouer.
Lyne Pépin ajoute que cette activité est très sociale pour les aînés. «Elle crée une atmosphère de plaisir en plus de favoriser les activités intergénérationnelles. Les résidents peuvent jouer avec leur famille et leurs petits-enfants. Au niveau social, c'est merveilleux!»
La mairesse Lise Landry n'a pas manqué de faire ses éloges au projet qui permettra, selon elle, de «donner un coup de jeunesse à tous ceux qui se croyaient trop vieux ou trop malades pour essayer de nouvelles activités». Mme Landry ajoute que «le rire et la bonne compagnie sont le remède à bien des maux pour les aînés». La mairesse a d'ailleurs expérimenté le jeu de quilles lors de la conférence de presse.
Micheline Pagé, résidente d'un HLM de Shawinigan, avoue jouer plus de six ou sept parties par jour. Elle ajoute que le jeu rassemble quotidiennement un grand nombre de résidents de tous âges. «Ça nous permet d'être en forme. Même pour ceux qui sont moins en santé, ça permet de faire travailler leurs muscles.»
«Déjà au mois de septembre, on compte implanter le jeu dans trois autres résidences, puis on va terminer l'implantation possiblement au printemps prochain. On fait ça en étapes pour s'assurer du bon encadrement des résidents et pour être certains que le jeu est bien compris par tous», a mentionné M. Plourde.









