Des hauts et des bas cet été

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Des hauts et des bas cet été

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L'urgence de Cloutier-du Rivage est fermée la nuit, faute de médecins, mais elle demeure ouverte le jour entre 8 h et 22 h.

Photo: Sylvain Mayer

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si l'on tient compte de la pénurie de médecins, de l'épuisement du personnel, des ruptures de services dans certains établissements et du nombre élevé de patients en attente de ressources, il faut s'attendre à un été en dents de scie dans les urgences de la région.

Déjà, deux urgences doivent interrompre leurs services, faute de médecins pour assurer toutes les périodes de garde. C'est le cas au Centre Cloutier-du Rivage, où l'urgence est désormais fermée la nuit de 22 h à 8 h depuis le 8 mai.

On sait que seuls quatre médecins dépanneurs ont accepté d'offrir des disponibilités au cours des prochains mois alors que généralement, il en fallait sept pour combler toutes les périodes de garde. Le CSSS s'est donc retrouvé avec un nombre important de périodes de garde non comblées en mai, juin, juillet et août, d'où la mise en place d'un plan de contingence.

Selon le CSSS de Trois-Rivières, cette interruption de service n'a pas entraîné de problématique particulière à ce jour. Il faut dire que l'urgence accueillait en moyenne une douzaine de personnes par nuit. On rapporte actuellement une très légère baisse d'achalandage: on dénombre en moyenne 68 personnes qui se sont présentés quotidiennement à l'urgence entre 8 h et 22 h alors que l'an passé, à pareille date, on comptait 82 personnes sur une période de 24 heures.

Du côté de Shawinigan, le CSSS de l'Énergie a dû se résoudre le 19 avril dernier à fermer le dimanche l'urgence de la clinique ambulatoire du Centre d'hébergement Laflèche à la suite du départ de six médecins et ce, pour toute la période estivale. Il n'y a donc plus de service le dimanche, mais l'urgence demeure ouverte du lundi au samedi aux heures habituelles, de 8 h à 18 h 30. Le CSSS demeure confiant que la situation se rétablisse cet l'automne.

À l'urgence de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, toutes les périodes de garde sont comblées, mais on ne cache pas que la situation demeure fragile.

«Il ne faudrait pas qu'un médecin parte ou tombe malade...» a reconnu Lucie Lemire, porte-parole au CSSS de l'Énergie.

Au Centre Christ-Roi de Nicolet, l'été s'annonce plutôt bien cette année. Toutes les périodes de garde pour juin et juillet sont comblées à ce jour. Il reste seulement six périodes sans médecin pour le mois d'août sur un total de 60.

«Nous sommes beaucoup plus optimistes cette année. II faut dire que l'arrivée de deux nouveaux médecins nous a aidé grandement. Nous n'envisageons pas d'absence de services médicaux à l'urgence, du moins pour l'instant», a indiqué Guillaume Cliche, porte-parole du CSSS de Bécancour-Nicolet-Yamaska.

On se rappelle que l'été dernier, l'urgence de Nicolet avait été durement touchée par le manque de médecins. Elle avait dû fermer à neuf reprises. Près de 50 % des heures de travail à l'urgence sont accomplies par des médecins dépanneurs. L'autre moitié est réalisée par les huit médecins de l'établissement.

Au CHRTR, on n'anticipe aucune rupture de services à l'urgence, en dépit de l'absence de certains médecins. L'équipe en place a en effet accepté de se mobiliser pour assurer la continuité des services.

Par ailleurs, on prévoit fermer 75 lits entre le 21 juin et le 6 septembre dont les 40 de l'unité de soins en chirurgie 4J. En fait, il s'agit d'une «prévision» qui tient compte du personnel disponible et de la diminution de l'activité chirurgicale. Elle sera adaptée en fonction des besoins des usagers. L'an passé, on avait voulu fermer 80 lits durant la période estivale, mais l'achalandage avait été à ce point important que seuls une cinquantaine de lits avaient été fermés.

Enfin, du côté des urgences du Centre Avellin-Dalcourt à Louiseville et du CSSS du Haut-Saint-Maurice à La Tuque, on assure avoir tous les effectifs requis pour dispenser les soins. Aucune rupture de services médicaux n'est envisagée.

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