Juillet fut le mois le moins ensoleillé

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Juillet fut le mois le moins ensoleillé

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Voilà une scène très familière pour juillet. Celle-ci a été croquée lors du spectacle de Steve Hill présenté au dernier FestiVoix de Trois-Rivières.

Photo: Olivier Croteau

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Juillet 2009 vient de battre les records du mois le moins ensoleillé. Quelqu'un est-il surpris?

C'est en effet ce qui ressort des statistiques d'Environnement Canada. Le record du taux le plus bas d'ensoleillement avait été établi en 1980 avec un gros total de 231 heures de soleil pour juillet alors que la normale est de 275.

Tout comme la grande région de Montréal, la Mauricie devrait terminer le mois avec un maximum de 220 heures d'ensoleillement. Pour le bronzage, on repassera!

Par contre, la surprise porte sur les quantités de précipitations. Selon René Héroux, météorologue chez Environnement Canada, il est tombé environ 115 millimètres de pluie à Montréal et sensiblement la même chose en Mauricie au cours du mois alors que le record absolu est de 183 millimètres en 1980.

«C'est plus que la normale, mais c'est moins que le record. En fait, le problème est qu'il est difficile d'établir les quantités exactes qui sont tombées sur votre région, car les orages étaient très localisés. Il est peut-être tombé 30 mm de pluie dans une ville et rien dans l'autre», a-t-il précisé.

En fait, ce n'est pas tant la quantité de pluie qui est tombée que la fréquence. À Trois-Rivières, il y a eu des précipitations presque deux jours sur trois, soit 18 jours sur 29.

Pour les mois de juin et juillet, il y a eu un total de 36 jours de pluie. Étrangement, les mois de juin et juillet 2008 ont été pires, car on a dénombré 42 jours de précipitations.

«C'est une question de perception. La nature humaine étant ainsi faite, on a toujours l'impression que c'est pire que l'année précédente. Quand il fait beau par contre, on n'en parle pas», a commenté M. Héroux.

En ce qui concerne les températures, encore là, il n'y a pas eu de record. «Nous sommes deux degrés en bas de la normale, qui est de 26 degrés Celsius le jour. La nuit par contre, c'est sensiblement la même chose avec 13 degrés Celsius», a-t-il précisé.

Il a néanmoins qualifié cet été comme étant maussade, voire exécrable.

«Il y a un système de basse pression qui est stationnaire sur l'est du continent. Il ne faut pas présumer que c'est devenu une tendance causée par les changements climatiques. L'an prochain, nous aurons peut-être un superbe mois de juillet, chaud et très sec. Il faut surtout accepter la variabilité naturelle de notre climat. Pour parler de changements, il faudrait que cette situation se répète sur plusieurs années et non pas seulement sur deux étés consécutifs», a-t-il ajouté.

Quant à savoir si le mois d'août sera plus clément, Environnement Canada préfère faire preuve de retenue.

«Le niveau de précision des prévisions à long terme est tellement bas que ça ne vaut pas la peine d'en parler. Ça ne serait pas pertinent», a-t-il conclu.

 

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