Des tests sont en cours pour utiliser le biogaz de la Régie

Le bras de fer se poursuit entre la... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le bras de fer se poursuit entre la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et Savoura. On voit ici les installations de Savoura à Saint-Étienne-des-Grès.

Photo: Sylvain Mayer

Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) Malgré le conflit juridique qui persiste entre la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et Savoura (Les Serres du Saint-Laurent), à Saint-Étienne-des-Grès, les deux entités ont récemment recommencé à dialoguer afin de tenter d'utiliser le biogaz une fois pour toutes.

«On fait des tests présentement avec Savoura. On essaie de faire en sorte que les choses puissent marcher», a confirmé au Nouvelliste le président de la Régie et maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Pierre Bouchard.

«On est en essai de redémarrage. On fait des tests et des ajustements. Si tout va bien, ça devrait fonctionner. Malgré le conflit qui perdure, sur le terrain, on a une bonne collaboration entre nos gens et les gens de la Régie», raconte de son côté la présidente de Savoura, Marie Gosselin.

«Nos techniciens et ingénieurs travaillent avec Savoura pour trouver un moyen de finir par le prendre, ce gaz-là. Savoura fait des tests présentement avec nous autres. Des efforts sont faits de part et d'autre pour régler ça», ajoute le maire Bouchard.

Cette soudaine harmonie entre les deux parties ne signifie pas que le litige qui les oppose soit en voie d'être réglé. Cette démarche fait plutôt partie d'une recommandation du juge Michel Richard qui tente depuis quelques mois de démêler cette affaire.

D'un côté, rappelons-le, la Régie estime être en mesure de livrer du biogaz de qualité conforme à l'entente signée entre les parties. Du côté de Savoura, on affirme que ce biogaz ne répond pas aux exigences de qualité spécifiées au contrat.

Marie Gosselin raconte que jeudi dernier, «on a réussi à brûler du biogaz». Pour cela, il a toutefois été nécessaire de modifier les équipements afin d'être en mesure de brûler un biogaz dont la qualité est inférieure à l'entente, explique-t-elle. «On a fait des ajustements pour être capable de prendre du biogaz qui est sous les standards de l'entente», dit-elle.

«Présentement, ajoute Mme Gosselin, le biogaz, au niveau de la teneur en méthane, est correct. On va voir ce qui va se passer dans les prochains jours. Il peut être correct là, mais demain je peux vous rappeler et il ne sera pas correct. Il ne faut pas penser que tous les problèmes sont réglés», prévient-elle en expliquant que la qualité de ce dernier varie.

La Régie, pour sa part, a toujours maintenu que les installations de Savoura n'étaient pas adéquates pour brûler du biogaz et que le biogaz qu'elle fournit est tout à fait acceptable.C'est ce qu'elle plaidera à l'occasion des interrogatoires qui devraient se tenir prochainement devant le juge Richard.

De son côté, Savoura maintient que c'est le biogaz de la Régie qui a des problèmes. «On est capable de brûler du biogaz qui est conforme à l'entente», explique Mme Gosselin.

«On était capable dès le départ. Sauf que là, on a fait des ajustements pour être capable de prendre du biogaz qui est sous les standards de l'entente», déplore-t-elle.

 

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