Des Américains sur la piste de leurs ancêtres

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Etienne Morissette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une trentaine d'Américains de descendance francophone sont débarqués à la Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs la semaine dernière dans le but de retracer leurs ancêtres.

«On veut en savoir plus sur l'influence culturelle canadienne française et en apprendre sur l'histoire des francophones qui ont migré vers les États-Unis», explique Virgil Benoit, organisateur du voyage et professeur de français à l'Université du Dakota du Nord.

Leurs noms ne laissent pas de doute sur leurs origines. Des Leclerc, Richard, Boucher, Senechal faisaient notamment partie du groupe.

Les 28 visiteurs, qui provenaient principalement du Midwest des États-Unis, font un voyage de deux semaines dans l'est du Canada. En plus de Trois-Rivières, leur périple les fera passer par Sudbury, Ottawa, Montréal et Québec.

«Ce n'est pas pour rien qu'ils viennent ici. Plusieurs d'entre eux avaient des ancêtres dans la région, fait valoir Hélène Leboeuf, membre de la Société. On en a identifié entre autres à Champlain et à Sainte-Anne-de-la-Pérade.»

Selon le président de la Société, Dessaulles Beaudry, la plupart d'entre eux étaient déjà intéressés à l'histoire de leur famille et connaissaient bien leur arbre généalogique. Ils venaient chercher des renseignements spécifiques comme les mariages, baptêmes et sépultures.

Une équipe de sept bénévoles de la Société étaient prêts à les accueillir et à les aider à faire des recherches sur leurs bases de données.

«C'est certain qu'on va pouvoir les aider à trouver des choses intéressantes, assure M. Leboeuf. On a beaucoup de documents dans ce genre-là et on est habitués à ce type de recherche.»

Virgil Benoit explique qu'un grand nombre de familles francophones ont quitté le Canada pour le Midwest au cours du dernier siècle pour des raisons économiques. Bien que la plupart d'entre eux aient perdu l'usage de la langue française, il existe toujours une communauté fière de ses origines et curieuse d'en connaître davantage sur son histoire.

Après avoir rencontré les membres de la Société de généalogie, le groupe a passé une nuit au Cap-de-la-Madeleine avant de se rendre à Champlain pour y visiter l'église et une mai- son ancestrale.

 

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