Bell-Horizon de Trois-Rivières enverra 16 de ses autocars de luxe avec à bord une quarantaine d'employés à l'autre bout du pays, pour un contrat d'une durée de 45 jours. Le Groupe Hélie de Bécancour enverra quant à lui pendant un mois six véhicules et une quinzaine de chauffeurs.
Un voyage
«On ne cachera pas que c'est extrêmement payant pour nous, confie Nathalie Laforme, directrice générale de Bell-Horizon. On est très contents puisque ça arrive dans une année où le tourisme est un peu moins fort.»
L'entreprise trifluvienne doit d'ailleurs former une douzaine de nouveaux chauffeurs afin de combler ses besoins en main-d'oeuvre.
Elle s'est associée avec Emploi Québec afin de prévoir une formation accélérée qui cible les prestataires de l'assurance-emploi qui n'ont pas nécessairement d'expérience dans la conduite professionnelle.
Le voyage à Vancouver sera d'ailleurs considéré comme leur stage final. Une séance d'information doit d'ailleurs avoir lieu le 25 août à 19 h à l'auditorium du Pavillon De La Salle.
Bell-Horizon a pu profiter d'une expérience similaire au Sommet de la Francophonie l'automne dernier à Québec. Ce sera cependant la première fois que la compagnie envoie une si grande délégation à une telle distance.
«Ça arrive au mois de février, en plein dans la basse saison et c'est bien payé alors c'était une très belle occasion pour nous, précise Normand Hélie, copropriétaire du Groupe Hélie. On va envoyer nos véhicules les plus neufs étant donné que c'est assez loin et on veut éviter d'avoir des problèmes. On s'est même associés à un autre transporteur de Québec afin d'avoir accès à leurs mécaniciens sur place.»
Les entreprises canadiennes favorisées
Mme Laforme a elle-même été surprise que des entreprises de l'Est du Canada soient sollicitées. Elle explique que la compagnie qui s'occupe de la gestion des autocars aux Jeux d'hiver voulait d'abord engager des transporteurs américains dans les États voisins.
Plusieurs compagnies de l'Ouest se seraient alors plaintes et les organisateurs ont ensuite décidé de faire appel aux compagnies à travers le Canada avant d'engager des transporteurs américains.
Les compagnies doivent prévoir deux chauffeurs par autocar puisqu'ils seront utilisés 24 heures sur 24. Des conducteurs de relève doivent également être prévus.
Une formation spéciale de quatre jours sera offerte là-bas par les organisateurs afin d'expliquer aux chauffeurs le fonctionnement de la circulation et les mesures de sécurité à l'intérieur du village olympique.










