Il n'est pas question que le Bloc appuie une proposition des libéraux pour défaire le gouvernement si cette décision ne sert pas les intérêts des Québécois.
Quand on lui fait remarquer qu'un quotidien montréalais prétend que son appui semble acquis aux troupes de Michael Ignatieff et que des élections pourraient bel et bien avoir lieu cet automne, il répond en souriant que les libéraux ont de bons «spin doctors» auprès des journalistes.
Gilles Duceppe dit attendre de lire le rapport du comité bi-partite sur la réforme de l'assurance-emploi avant de dire comment il votera.
Si le Bloc québécois n'y trouve pas son compte, il votera contre, «et tant pis si cela provoque des élections», mais dans le cas contraire, il n'hésitera pas à l'appuyer.
«On va prendre le temps de le lire avant, bien sûr. La question n'est pas simplement de savoir si on veut des élections ou non», martèle-t-il.
Il rappelle que les attentes du Bloc sont claires: modifier les règles d'accès à l'assurance-emploi et éliminer le délai de carence.
Le chef bloquiste était de passage en Mauricie, hier, dans le cadre de sa tournée estivale du Québec. Il était accompagné des députés Brunelle, Plamondon, Laforest, André et Bellavance.
Que la prochaine élection soit pour cet automne, l'hiver prochain ou au printemps, les bloquistes assurent être prêts: les finances sont en bon état, soutiennent-ils, les candidats pratiquement tous choisis et le parti n'a jamais compté autant de membres.
Pour Gilles Duceppe, libéraux et conservateurs, c'est maintenant blanc bonnet et bonnet blanc. La coalition libérale-conservatrice s'est faite au détriment des gens, a-t-il déclaré, et elle ne sert que des fins partisanes.
Le chef souverainiste parle d'une rentrée décisive à Ottawa, dont le premier test sera le dépôt du rapport du comité bi-partite sur l'assurance-emploi, le 28 septembre.
«Si Michael Ignatieff cesse de plier devant Harper et prend ses responsabilités, des élections fédérales pourraient être déclenchées dès octobre», a-t-il déclaré.., en y croyant plus ou moins.
Mais si tel était le cas, il sera question pendant la campagne électorale d'économie, de santé, d'assurance-emploi, de la crise du secteur forestier, des sables bitumineux, de l'Afghanistan, bref pratiquement des mêmes dossiers que lors de la campagne précédente.
Interrogé sur l'appui que vient d'accorder la mairesse de Shawinigan, Lise Landry, à la candidate pressentie par le Parti libéral, France Beaulieu, dans Saint-Maurice-Champlain, Gilles Duceppe a répondu laconiquement que la mairesse aurait tout intérêt à s'occuper de sa propre campagne électorale.











