Ces derniers réclament la part la plus importante des fonds attribués à la recherche afin d'attirer chez eux les meilleurs étudiants à la maîtrise et au doctorat.
Cette déclaration est parue à la mi-juillet dans la revue Macleans et fut reprise dans le Devoir du 25 août.
«Hormis l'arrogance, il n'y a rien qui va sortir de là», estime le recteur Bourque dont l'université vient justement de recevoir, lundi, une aide financière de 5 millions $ du programme d'infrastructures du savoir pour des équipements de recherche de calibre national et international.
«Au Québec, il n'y a pas si longtemps, les grandes universités recommandaient au ministère de l'Éducation de cesser de financer les Universités du Québec parce qu'elles limitaient leur clientèle. Ça a été énoncé plusieurs fois dans les années 1980-90», se souvient le recteur.
«On n'a pas tenu rigueur aux gens parce qu'on savait qu'on marquait des points et qu'on scolarisait le Québec et on sait que le retour en arrière n'est pas possible», fait-il valoir.
«Tout cela, ce sont des dynamiques qui correspondent bien à l'esprit dans lequel, quand on veut être élitiste à tout prix, on essaie de faire en sorte qu'il y ait deux catégories d'universités, ce à quoi on n'adhère pas du tout», dit le recteur Bourque.
Ce dernier explique que l'UQTR n'a pas la prétention de faire le même volume ni le même type de recherche que des universités du calibre de McGill ou de l'Université de Montréal.
Toutefois, dit-il, «le mandat de recherche, c'est celui qui définit le mieux l'université et qui nous amène de nouveaux programmes cinq, dix, 15 ans après que cette recherche ait mûri.»
S'il fallait que les études supérieures ne puissent être enseignées que par le Groupe des cinq exclusivement, comme le souhaitent les recteurs et que des universités comme l'UQTR soient condamnées à ne former que des bacheliers, «on deviendrait un gros collège. Je ne dis pas ça parce que je n'ai pas de respect pour les collèges, je dis ça parce que ce n'est pas notre vocation. Nous deviendrions une bête beaucoup moins évolutive qu'est l'université avec la recherche», fait-il valoir.
Ceci, croit-il, aurait des répercussions sur le développement des régions. «La région se développerait à hauteur de ceux et de celles qu'on forme», dit-il. «Ceux et celles qui vont travailler en région doivent avoir une expertise de recherche à toutes sortes de niveaux pour aider les entreprises et pour prolonger la recherche», plaide-t-il.
Quant au Groupe des cinq (les Universités de Montréal, McGill, Toronto, Alberta et Colombie-Britannique), Ghislain Bourque rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, on parlait plutôt du Groupe des 10.
«Je ne saurais trop comment l'expliquer, mais que déjà il y ait une sorte de rupture de ce groupe de 10, c'est un peu curieux. Peut-être qu'ils sont en train de s'isoler», analyse-t-il.










