«Ça s'est fait en une journée, raconte Roger Drouin. Ils sont passés avec une machine et le soir il ne restait que quelques arbres de l'autre côté de la clôture. Avant, on avait une rangée de chaque côté et ça bloquait une bonne partie des balles.»
La coupe des arbres s'est faite dans le cadre du projet de développement résidentiel sur le terrain de golf avancé par les nouveaux propriétaires du terrain.
Les citoyens rencontrés ont affirmé qu'aucune consultation n'a été faite auprès des résidents de la rue De la Sentinelle pour savoir si cette coupe les incommodait.
Guy Leblanc a acheté sa maison près du golf il y a de cela 30 ans. Il se souvient que lui et d'autres propriétaires de la rue s'étaient plaints à l'époque et que les anciens propriétaires du golf avaient planté ces arbres justement dans le but de régler le problème des balles.
«C'est très dangereux, soutient-il. On a beaucoup d'enfants et de cyclistes qui passent par ici et on en reçoit à tous les jours, j'en ai une boîte pleine. On dit souvent en farce qu'on va faire le gazon avec un casque, mais ce n'est pas si loin de la vérité.»
M. Leblanc souhaite donc que le club Les Vieilles Forges ferme le trou numéro trois pour le reste de la saison de golf. Il considère que ce serait la meilleure solution pour toutes les parties. Il évalue qu'il en coûterait ainsi moins cher pour le Club de golf que d'installer de grands filets protecteurs.
Une dizaine de plaintes ont déjà été envoyées à la Ville de Trois-Rivières, qui considère présentement différentes solutions pour protéger les citoyens, dont l'installation d'un filet.
«Je ne comprends pas ce qu'ils vont faire. Présentement, le départ du troisième trou est à moins de 200 pieds des fondations des nouvelles maisons, ajoute M. Drouin. C'est sûr qu'ils vont devoir modifier le terrain éventuellement s'ils veulent vendre les maisons.»
M. Leblanc indique également que plusieurs golfeurs ne viennent pas signaler les bris qu'ils causent, souvent parce qu'ils ignorent que leurs assurances les couvre et qu'il s'agit de leur responsabilité personnelle.
Un bon nombre de résidents de la rue De la Sentinelle s'étaient déjà opposés l'an dernier au projet de développement domiciliaire juste en face de chez eux.
Les promoteurs avaient alors modifié le projet en se limitant à la construction d'une vingtaine de maisons unifamiliales sur la rue De la Sentinelle plutôt que d'immeubles avec plusieurs logements.











