Cinq médecins débarquent à Trois-Rivières

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De gauche à droite, on voit les Dres Pascale Lahaie, Fannie Asselin et Patricia Marchand, Jacques Longval, directeur général du CSSS de Trois-Rivières, les Dres Karine Saint-Hilaire et Caroline Dicaire, Johanne Francoeur, responsable du recrutement médical et la pharmacienne Nathalie Houde.

Photo: Sylvain Mayer

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières vient de frapper un grand coup en recrutant pas moins de huit médecins au cours des derniers mois, dont cinq qui sont en train de faire leurs débuts dans la profession.

«Huit médecins, c'est exceptionnel pour une organisation comme la nôtre! Cela prouve à quel point notre milieu est dynamique. En plus, notre équipe de recrutement travaille fort et il y a un beau leadership médical chez nous», s'est d'ailleurs exclamé hier Jacques Longval, directeur général du CSSS.

Parmi eux, on compte en effet cinq nouveaux médecins facturants pour la région de la Mauricie. Il s'agit des docteurs Patricia Marchand, Caroline Dicaire, Josiane Lavoie-Lévesque, Karine St-Hilaire et Fannie Asselin. Trois d'entre elles ont d'ailleurs fait leur résidence ici en Mauricie.

Les trois autres sont des médecins qui pratiquent déjà dans la région mais qui ont décidé de joindre les rangs du CSSS l'hiver dernier.

Ce sont les Dres Pascale Lahaie, Julie Thibeau et Marianne Boulanger. En plus, le CSSS a de quoi se féliciter puisqu'il accueille une nouvelle pharmacienne, Nathalie Houde et un dentiste, le Dr Michel Maurais.

Tous ces médecins ont pour la plupart des pratiques mixtes. Ils travailleront entre autres en soutien à domicile, en santé infantile, en soins palliatifs, en santé mentale, en santé voyage, à l'unité de courte durée gériatrique, en santé sexuelle, en soins courants et à l'urgence.

Toutefois, même si l'arrivée de huit nouveaux médecins est une excellente nouvelle pour l'organisation, elle ne viendra pas régler le problème de l'urgence de Cloutier-du Rivage qui, on le sait, est fermée la nuit depuis le printemps dernier. En effet, seule l'une de ces femmes médecins a accepté de travailler à l'urgence.

«À ce stade-ci, rien n'a changé pour nous. Nous sommes en train de planifier les horaires de travail pour les mois de septembre, octobre et novembre et il est clair que nous n'avons pas encore de médecins en nombre suffisant pour ouvrir l'urgence la nuit», a précisé M. Longval.

En fait, l'impact se fera davantage sentir dans d'autres secteurs comme le soutien à domicile, les soins palliatifs et la santé mentale.

L'arrivée d'un dentiste dans l'organisation constitue également un atout non négligeable puisque les patients qui ont besoin de soins dentaires n'auront plus besoin d'être envoyés chez le dentiste de leur communauté.

À bas les stéréotypes!

Oubliez tout de suite les stéréotypes du sarrau et du stéthoscope. Les nouveaux médecins qui ont choisi Trois-Rivières comme lieu de pratique font partie d'une génération assurément plus moderne et anticonformiste. 

Lorsque ces femmes ont été invitées à revêtir un sarrau pour la prise de photos, elles n'ont pas mâché leurs mots. «C'est révolu cette période-là du médecin avec son éternel sarrau. Trouvez autre chose», ont-elles lancé en guise de défi.

Même les stéthoscopes, offerts désormais en plusieurs couleurs, correspondent davantage aux goûts de cette nouvelle génération, comme l'a prouvé la Dre Karine Saint-Hilaire en exhibant son stéthoscope mauve.

Ces femmes ont du chien mais elles sont surtout très passionnées. Les quatre rencontrées par Le Nouvelliste n'ont pas caché leur attachement envers la région et le CSSS et ce, même si elles viennent à peine de commencer à travailler.

«J'adore la région! Moi, je viens de Québec et j'ai fait mon cours de médecine à Montréal sauf que j'avais le goût de me rapprocher de la nature. J'ai donc décidé d'acheter une maison et de m'établir ici avec ma famille. C'est l'endroit idéal pour élever des enfants. J'ai ensuite choisi le CSSS à la suite d'une activité de recrutement à la cabane à sucre. Disons que Johanne Francoeur s'est montrée très convaincante», a raconté la Dre Fannie Asselin, qui a choisi de pratiquer la pédiatrie sociale.

La Dre Karine Saint-Hilaire, qui est originaire de Granby, s'est elle aussi laissée séduire par le CSSS. «On m'a fait comprendre que je pouvais choisir le domaine que je voulais, c'est-à-dire les soins palliatifs et qu'en plus, je pouvais ne faire que ça, ce qui est rare. Le CSSS a su faire preuve d'une grande flexibilité», a-t-elle mentionné.

De son côté, la Dre Caroline Dicaire voulait depuis longtemps quitter la métropole. «Trois-Rivières est un bon choix notamment en raison de sa position géographique. Quant au CSSS, il offre une belle diversité de pratique. Personnellement, je ferai de l'hospitalisation, de la gériatrie, des soins à domicile et de la clinique jeunesse», a-t-elle conclu.

 

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