Il s'en est toutefois fallu de peu qu'il ne se retire de la vie municipale.
Au cours des derniers jours, M. Bouchard a alimenté lui-même la rumeur en répétant à quel point il était difficile de trouver une relève alors que le milieu municipal est pourtant plein de défis intéressants.
Lors du passage du Nouvelliste, lundi matin, Pierre Bouchard, un peu ému, terminait à peine sa tournée des employés municipaux pour leur annoncer la nouvelle.
La fin de semaine précédente, il avait eu une longue conversation avec son épouse afin de peser les pour et les contre que représentait un autre mandat de 4 ans: 4 ans de réunions, 4 ans de voyage, de dossiers épineux et d'imprévus. 4 ans à ouvrir et fermer le chalet en Haute-Mauricie sans avoir le temps d'y mettre les pieds lui-même durant la belle saison.
Pierre Bouchard s'était juré de ne faire qu'un seul mandat, le temps de réaliser ses projets. Mais il a rapidement constaté que la politique comptait deux sortes de personnes: les faiseux et les diseux et que les premiers devaient attendre les seconds.
S'il est content de certaines réalisations comme la piste cyclable, la nouvelle halte municipale, le CPE et les Fêtes du 150e anniversaire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel (qui ont révélé un beau lot de bénévoles), il n'a pas encore réussi à implanter une coopérative de santé.
Toutefois son arrivée remarquée à la présidence de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, et ce en pleine crise, lui a par ailleurs donné un second souffle. Il est donc prêt à remonter en selle pour un autre mandat.
Lorsqu'on lui demande s'il se sent enfin à l'aise au sein de la MRC des Chenaux, il répond que oui, tout en répétant qu'il a davantage de liens avec Maskinongé.
Mais ce n'est pas lui qui relancera le débat, même si la fameuse étude qu'il a commandée et dont les conclusions ont toujours été gardées secrètes, arrive exactement au même constat: le mariage de Notre-Dame-du-Mont-Carmel avec la MRC des Chenaux n'est pas naturel.
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