Robert Pilotte était le choix de Denis Coderre

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Le président régional de l'association libérale fédérale, Me... (Photo: Ève Guillemette)

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Le président régional de l'association libérale fédérale, Me Jean-Éric Guindon.

Photo: Ève Guillemette

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que Denis Coderre vient de démissionner de son poste de lieutenant du Québec pour le Parti libéral du Canada, on apprend que l'ancien animateur de radio, Robert Pilotte, était son choix pour être candidat dans Trois-Rivières.

Le principal intéressé s'est amusé à se montrer évasif par rapport à sa candidature trifluvienne. Mais il n'a pas nié ses échanges avec Denis Coderre et le président de l'association libérale fédérale dans Trois-Rivières, Me Jean Boulet.

«J'écoute, ma réflexion n'est pas finie, je viens à peine de quitter la radio pour me lancer en affaires et je déploie toutes mes énergies à démarrer mon entreprise de relations publiques et de communications», a confié celui qui vient de mettre un terme à 25 ans de carrière derrière le micro.

Mais, du même souffle, il ne cache pas son intérêt envers la politique.

«J'ai le goût et je pense que je ferais un bon politicien et un bon député de Trois-Rivières, mais c'est prématuré, il n'y a pas de campagne électorale et mon message, c'est qu'aujourd'hui, je ne fais pas de politique», a insisté l'homme de 45 ans qui dit avoir reçu aussi des offres pour se présenter au poste de conseiller municipal à Shawinigan.

Par ailleurs, le départ de Denis Coderre comme lieutenant du Québec ne viendra pas influencer sa décision, ni la tenue potentielle d'une assemblée d'investiture.

«Il n'y a pas grand chose qui me fait peur, certainement pas une convention», affirme-t-il.

Or, le président régional de l'association libérale fédérale, Me Jean-Éric Guindon, plaide justement pour une lutte ouverte après avoir su que le comté de Trois-Rivières avait été réservé à l'ex-animateur de radio par Denis Coderre.

«Ce n'est pas un comté que tu dois fermer, ça prend une convention, le processus devrait être ouvert et que le meilleur gagne», soutient celui qui a appris l'histoire de Robert Pilotte «à travers les branches».

Pour sa part, Me Jean Boulet dit ne pas être en mesure de confirmer que le comté «était fermé pour quelqu'un».

«Des personnes ont exprimé leur intérêt, les discussions ne sont pas complétées et, en temps opportun, on déterminera s'il devra y avoir une convention d'investiture», a prudemment indiqué celui qui a décidé de ne pas faire le saut en politique alors qu'il était pourtant pressenti comme le candidat vedette.

S'il n'a pas voulu commenter la décision de Denis Coderre, se contentant de dire qu'il avait toujours eu un sain partenariat avec lui, Me Guindon s'est montré plus loquace.

Si ce dernier reconnaît à Denis Coderre le travail réalisé, entre autres, dans le cas des candidates Francine Gaudet et France Beaulieu, respectivement dans Berthier-Maskinongé et Saint-Maurice-Champlain, il en va tout autrement pour le choix d'un candidat dans la circonscription trifluvienne.

C'est que le lieutenant politique de Michael Ignatieff avait même courtisé l'ancien député adéquiste Sébastien Proulx. Et les noms de Patrice Mangin et Serge Lafrenière circulent toujours pour Trois-Rivières. Quant au maire Yves Lévesque, il préfère se concentrer sur sa réélection le 1er novembre.

Si Me Guindon s'est dit surpris de la position de Denis Coderre «après s'être fait taper sur les doigts en fin de semaine», il juge néanmoins sa façon de partir «inélégante».

«Il a créé beaucoup d'insatisfaction dans le Québec, il en menait un peu trop large alors qu'un lieutenant, ce n'est pas le boss, il préparait trop la succession, tu ne montres pas que tu es calife à la place du calife, et ça nuit au parti», a-t-il commenté, à quelques jours de participer au congrès du PLC-Québec.

Quant au retour de Martin Cauchon dans l'arène politique libérale, «ce n'est pas une mauvaise chose, encore faut-il que ce ne soit pas pour lorgner la direction du parti».

Finalement, Me Guindon croit que tant que le Bloc québécois sera là, «avec ses 50 députés à ne rien faire», les deux partis nationaux seront obligés de considérer le Québec comme négligeable.

«Et mon idée, c'est que Stephen Harper veut y aller en élection cet automne», a-t-il conclu.

 

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