Selon une étude de l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation, au moins 29 % des cigarettes fumées dans quatre écoles secondaires de Trois-Rivières sont illégales. Cela représente une hausse de 2 % par rapport à l'enquête menée en 2008.
Le prix est directement relié au phénomène: un paquet de cigarettes de contrebande coûte 1 $. Le prix payé pour un paquet de cigarettes légales est d'environ 10 $.
Michel Gadbois, vice-président principal de l'association, martèle le même message depuis des années. Pour contrer la hausse des ventes de cigarettes de contrebande, le gouvernement doit diminuer les taxes imposées au commerce de cigarettes légales.
«Il y a deux mesures qui peuvent marcher: diminuer les taxes ou empêcher le trafic. Il faudrait entrer dans les réserves autochtones avec des tanks! Mais il faut savoir que 99 % des autochtones n'ont rien à voir avec ça. C'est le monde interlope qui a pris le contrôle des réserves», soutient M. Gadbois.
Rappelant que les dépanneurs souffrent d'une baisse de ventes de cigarettes de 50 %, M. Gadbois mentionne que l'accès facile aux cigarettes de contrebande cache d'autres problèmes.
«Un jeune qui revend des cigarettes illégales dans les écoles peut se faire entre 1000 $ et 2000 $ par semaine. Mais on veut dire aux parents que s'il y a ça qui est vendu, il y a d'autres choses dans les écoles comme le pot ou l'ecstasy. La vente de cigarettes illégales finance le reste», dit M. Gadbois, en affirmant qu'une cigarette illégale est un produit encore plus dangereux pour la santé qu'une cigarette légale.
L'enquête de 2009 a été menée au mois de mai. Quelque 488 mégots de cigarettes ont été recueillis. De ce nombre, 346 ont été identifiés comme étant des cigarettes légales, alors que 142 mégots provenaient de produits de contrebande.
La firme canadienne de recherche Arcus est responsable de l'enquête. Elle est en mesure de séparer les cigarettes légales, dont le mégot est marqué, des cigarettes illégales.











