Le festival prend fin dimanche avec le traditionnel défilé dans les rues de Louiseville et le couronnement de la reine-meunière.
D'ici là, l'organisation doit vivre avec les aléas du temps. Et la pluie presque omniprésente depuis le début de l'événement n'annonce rien de rassurant quant aux finances du festival.
«Je souhaite arriver égal dans les dépenses et les revenus. Comme ça, je peux garder ma marge de manoeuvre de 30 000 $ pour le festival de l'an prochain», commente le président du festival.
Les caprices de Dame Nature font en sorte que l'achalandage est en baisse par rapport aux bonnes années. Cette situation concerne surtout les touristes de l'extérieur de la Mauricie, qui y pensent deux fois avant de se déplacer à Louiseville.
«Si la température est incertaine, le gars de Victoriaville, de Lévis ou de Joliette va prendre un autre bord que Louiseville. Le premier samedi, ça n'était jamais arrivé qu'on ait 600 personnes au spectacle. Habituellement, c'est 1000 à 1200 personne. On a 150 motorisés de moins que d'habitude, on vend moins de billets de spectacles, moins de macarons», ajoute M. Picotte.
Une mauvaise année financière grugera inévitablement le bas de laine de l'organisation. Cela pourrait avoir un impact sur le personnel. Ça complique la programmation de spectacles pour l'édition suivante.
«En février, pour engager des artistes, ça coûte 25 % du contrat. Donc, au lieu de mettre 65 000 $ pour les spectacles, par exemple, on va en mettre 25 000 $ ou 30 000 $», ajoute Yvon Picotte.
Le financement public des événements régionaux revient donc dans le discours du président du festival. Yvon Picotte l'avoue lui-même.
Il commence à être fatigué de toujours répéter le même message: les petits festivals doivent recevoir une meilleure contribution des gouvernements qui ont tendance à favoriser les événements présentés à Montréal et à Québec.
«On présente des spectacles gratuits à Québec. Quand je charge 17 $ pour un spectacle ici, les gens disent que ça coûte 16 $ trop cher. Personne n'aide pour compenser. Il faut répéter des affaires qui tombent sous le sens. Le gouvernement doit considérer différemment les petits festivals. Tant que ce ne sera pas compris, on sera à la merci de ce qu'on fait actuellement. Ça n'encourage pas le bénévolat.»











