Lévesque file vers une réélection facile

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Le maire sortant, Yves Lévesque.   ... (Photo: Ève Guillemette)

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Le maire sortant, Yves Lévesque.

Photo: Ève Guillemette

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le moins que l'on puisse dire, c'est que le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, file tout droit vers une réélection facile. Si le scrutin avait eu lieu entre le 10 et le 14 octobre, il aurait obtenu 73 % des voix contre 27 % pour son adversaire André Carle.

C'est en effet ce que révèle un sondage mené par la firme Segma Recherche pour le compte du Nouvelliste et de Info Astral Media. À un peu plus de deux semaines de l'élection municipale à Trois-Rivières, Yves Lévesque obtient une avance quasi insurmontable de 46 points sur son unique adversaire, après répartition des indécis.

À la question: «Si l'élection municipale avait lieu aujourd'hui dans la ville de Trois-Rivières, pour lequel des candidats à la mairie voteriez-vous?», les personnes interrogées ont répondu Yves Lévesque dans 56 % des cas, contre 21 % pour André Carle.

Quatre pour cent des répondants prévoyaient ne pas aller voter, alors que 19 % disaient ne pas savoir ou ne pas vouloir répondre.

Après répartition des 19 pour cent d'indécis, Segma Recherche établit qu'Yves Lévesque recueillerait 73 % des voix, contre 27 % pour André Carle.

«Presque un répondant sur cinq se dit indécis à un peu moins de trois semaines du scrutin. C'est une proportion relativement faible pour une élection municipale, ce qui réduit les possibilités de M. Carle de créer une surprise d'ici le 1er novembre», explique Raynald Harvey, président de Segma Recherche.

Le sondeur préfère par contre ne pas employer l'adjectif «insurmontable» pour parler de l'avance que détient le maire sortant sur son adversaire.

«En politique municipale, on a vu toutes sortes de choses. À Québec, Régis Labeaume est parti de 5 % dans les sondages pour finalement arriver à 60 % et devenir maire contre toute attente. Mais c'est vrai que pour André Carle, ça ressemble au mont Everest», concède-t-il.

Selon M. Harvey, il semble que l'on soit clairement en présence d'«une histore d'amour entre les gens de Trois-Rivières et leur maire».

«Ce qui est clair, c'est que ce n'est pas un choix par défaut. Une avance comme celle-là, ça vient confirmer que les gens aiment leur maire», note-t-il.

Il semble peu probable que les personnes sondées changent d'idée au point de faire basculer les intentions de vote.

Les personnes qui ont répondu qu'elles voteraient pour Yves Lévesque ont indiqué dans une proportion de 72 % qu'elles ne changeraient pas d'idée, alors que 68 % des répondants qui ont choisi André Carle ont affirmé cette fermeté.

«Le seul véritable espoir pour M. Carle réside dans le fait que près d'un électeur sur trois qui a fait son choix à la mairie admet pouvoir encore changer d'idée d'ici l'élection. Les appuis du maire sortant paraissent légèrement plus solides», note M. Harvey.

Satisfaction en hausse

En plus de recueillir 73 % des intentions de vote, Yves Lévesque voit son taux de satisfaction grimper à 77 %, après avoir légèrement fléchi à 72 % l'an dernier à pareille date.

En 2007, le taux de satisfaction de la population trifluvienne envers son maire avait culminé à 80 %.

«À 77 %, la satisfaction très élevée des Trifluviens envers le travail de leur maire depuis sa réélection en novembre 2005 explique en bonne partie les appuis qu'il reçoit, ainsi que leur relative solidité», croit Raynald Harvey.

Le sondeur voit une corrélation directe entre les intentions de vote et le taux de satisfaction. Il croit aussi que les Fêtes du 375e ont donné une belle occasion de visibilité au maire et que le succès de ces festivités peut aussi être relié à l'appréciation que les gens ont envers le maire.

«Une popularité comme celle-là, ça correspond beaucoup à ce que les Québécois semblent apprécier chez leurs politiciens: des personnalités fortes, des gens près de la population, des élus qui ont le contrôle de leur ville. On voit des similitudes entre Québec, Trois-Rivières et Saguenay à ce niveau-là. Les gens semblent prêts à pardonner beaucoup de petits écarts de conduite pour voir leur maire en plein contrôle de leur ville. Ils aiment mieux ça que de voir les fonctionnaires ou des lobbyistes mener le bateau», conclut Raynald Harvey.

 

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