La deuxième vague d'A (H1N1) à nos portes

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De gauche à droite, on voit le Dr... (Photo: Stéphane Lessard)

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De gauche à droite, on voit le Dr Gilles W. Grenier, directeur de la Santé publique, Serge Beauchamp, directeur général adjoint de l'Agence de santé, responsable des mesures d'urgences, et la Dre Linda Milette, adjointe médicale au directeur de la Santé publique.

Photo: Stéphane Lessard

Nancy Massicotte

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le message de la direction de la Santé publique est sans équivoque: la grippe A (H1N1) doit non seulement être prise avec beaucoup de sérieux mais il devient impératif de se faire vacciner, car la deuxième vague est à nos portes.

«L'écart considérable entre les inconvénients et les bénéfices devrait convaincre la population de se faire vacciner. Il faut se protéger et protéger les autres. En ce qui nous concerne, nos familles et nos enfants: nous irons nous faire vacciner», a soutenu le Dr Gilles W. Grenier, directeur de la Santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Consciente de la confusion qui se propage au sein de la population et de la réticence des gens à se faire vacciner, la Santé publique s'est en effet livré à un plaidoyer majeur en faveur de la vaccination.

«Chacun a droit à son opinion mais, pour faire un choix éclairé, il importe de considérer sur quelles références se fondent ces opinions», a indiqué le Dr Grenier en faisant référence aux nombreuses critiques sur la sécurité du vaccin.

Il soutient que les inconvénients reliés à la vaccination sont nettement plus faibles que les conséquences associées à la grippe elle-même; peu importe qu'on soit jeune ou vieux, en santé ou pas.

«Les effets secondaires du vaccin seront légers et locaux: on parle de rougeurs, douleurs, gonflements sur la peau. Il y a une fréquence accrue possible de fièvre chez les jeunes enfants mais cela ne va durer que deux ou trois jours», a précisé la Dre Linda Milette, adjointe médicale au directeur de la Santé publique.

Quant au syndrome Guillain-Barré, qui a souvent été identifié comme un effet secondaire possible du vaccin, la Santé publique rappelle que les risques de le contracter sont de une sur un million.

«C'est pas mal inférieur au risque décès ou d'hospitalisation si on contracte la grippe H1N1», a-t-elle ajouté.

En contrepartie, on insiste sur le fait que la vaccination a des bénéfices considérables, tant sur un plan individuel que populationnel.

«On se protège et on protège les autres contre la grippe. En plus, la vaccination permettra de freiner la progression de la maladie, de réduire l'impact de la deuxième phase et peut-être même d'éviter une troisième et une quatrième vagues», a ajouté le Dr Grenier.

Il faut dire que la grippe A (H1N1) est certes semblable à l'influenza saisonnière mais elle ne s'attaque pas nécessairement aux mêmes personnes.

«Plusieurs jeunes adultes en bonne santé ont été touchés: 88 % des personnes hospitalisées ont moins de 60 ans et l'âge moyen est de 28 ans. De même, 60 % des décès ont frappé des personnes de moins de 60 ans», a souligné la Dre Milette.

Comme il s'agit d'un nouveau virus et que la population n'a pas ou peu d'immunité contre lui, on prévoit donc que la deuxième vague pourrait toucher jusqu'à une personne sur trois. Et comme le virus est toujours en mutation, il risque de devenir plus virulent.  

C'est pourquoi la Santé publique a déployé des moyens exceptionnels pour vacciner l'ensemble de la population.

«Le vaccin a été soumis aux mêmes règles de sécurité et d'évaluation que le vaccin contre la grippe saisonnière. Son efficacité (90 à  95 %) et sa sécurité ont été attestées par les autorités scientifiques reconnues mondialement dans le domaine de l'immunisation et de l'homologation des médicaments. Il est approuvé notamment par l'Organisation mondiale de la santé, par Santé Canada, par le Comité d'immunisation du Québec et par l'Institut de santé publique du Québec», a conclu le Dr Grenier.

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