Uniquement dans notre région, 16 nouveaux cas ont été signalés la semaine dernière. La moitié des personnes atteintes a moins de 20 ans.
«Toujours dans notre région, nous signalons également une hausse du nombre de cas hospitalisés par la grippe au CHRTR, ce qui a d'ailleurs donné lieu à des nouvelles mesures de restriction des visiteurs. Le taux d'absentéisme dans les écoles à cause de la grippe (et pas seulement la A(H1N1) est plus élevé et l'achalandage dans les urgences est en hausse», a rappelé le Dr Gilles W. Grenier, directeur des Santé publique.
Il est certes conscient qu'une bonne partie de la population est encore réticente à l'idée de se faire vacciner mais il garde espoir que les campagnes d'information auront un impact positif.
«La population a été influencée par des informations non fondées et non scientifiques.Pourtant, le vaccin demeure la meilleure protection pour se protéger soi et protéger les autres», a-t-il indiqué.
Le vaccin a un taux d'efficacité de 98%. Les effets secondaires sont très faibles comme des rougeurs et douleurs locales sur la peau, ou encore des symptômes de rhume.
En contrepartie, la grippe est très sérieuse, peut entraîner de graves complications, voire des décès, et peut toucher tout le monde, y compris les jeunes adultes en bonne santé.
«La deuxième vague est déjà à nos portes mais comme toute la population ne pourra pas être vaccinée immédiatement et que le vaccin n'agit qu'au bout de deux semaines, il faut intensifier dès maintenant les mesures de prévention. Je demande aux gens qui ont la grippe de rester à la maison, de garder leurs enfants à la maison, de désinfecter l'environnement d'une personne grippée, de se laver les mains souvent et de tousser et d'éternuer dans le pli du coude», a ajouté le Dr Grenier.
L'Organisation régionale de sécurité civile du Québec a même été mise à contribution dans le cadre de cette campagne afin justement d'épauler les autorités régionale de la santé.
«L'impact de la pandémie aura des conséquences importantes: le taux d'absentéisme sera notamment plus élevé dans les entreprises et les organismes, ce qui va se traduire par une offre de services réduites qui pourrait toucher par exemples les garderies, le transport en commun, la distribution de biens et de services, etc. Il faut donc se mobiliser», a rappelé Jacques Raymond, coordonnateur régional.











