Les travaux les plus importants pour assurer la stabilité de l'édifice sont maintenant terminés, a confirmé hier le Centre de santé et de Services sociaux de Trois-Rivières.
Pas moins de 400 vérins ont en effet été installés sur des pieux enfoncés jusqu'à une profondeur de 100 pieds (35 mètres), soit jusqu'au niveau de l'ancienne mer de Champlain, pendant trois semaines.
Cette partie des travaux coûtera à elle seule 5,1 millions $.
Réalisée conjointement par l'entrepreneur Aecon, la société d'ingénierie Cima Plus et deux firmes spécialisées, Bisson et Pretech, cette intervention a permis de stabiliser l'édifice et de le redresser.
«On n'a pas eu de fissures dans les murs de brique ou de fenêtres cassées», raconte le directeur des services techniques du CSSS de Trois-Rivières, Mario Lessard.
La réalisation est d'autant plus surprenante qu'à certains endroits, dans l'édifice, on avait relevé des dénivellations allant jusqu'à 23 cm (8 pouces).
L'ensemble des travaux de réfection de l'Aile E sont actuellement évalués à quelque 16 millions $ alors que la construction de l'édifice lui-même n'avait coûté que 14 millions $, dit-il.
C'est qu'il a fallu démolir le rez-de-chaussée, où logeait le CLSC, pour procéder à ces imposants travaux de stabilisation.
Il aura aussi fallu transférer, au Centre Saint-Joseph, les 60 personnes âgées qui occupaient deux étages de l'Aile E ainsi que 150 employés administratifs ou cliniques. À elle seule, cette opération coûtera 6,3 millions $.
La Corporation d'hébergement du Québec et le CSSS de Trois-Rivières poursuivent conjointement le constructeur de l'Aile E, soit la firme Hervé Pomerleau inc., les Laboratoires Shermont inc., aux droits de Laboratoire Laviolette inc., IMS Experts-Conseils inc., faisant également affaires sous le nom de Muniressource-IMS, SNC Lavalin inc. Michel Pellerin ainsi que les architectes Ricard et Mathieu.
Les travaux de correction et de réfection, qui s'étaient amorcés en juin, devraient prendre 18 mois.
D'autres frais s'ajouteront éventuellement lorsque viendra le temps de réparer les murs et les planchers endommagés à l'intérieur lorsque l'édifice s'enfonçait.
Les trois étages retrouveront leur vocation initiale des 2011, prévoit M. Lessard.










