Les policiers ont passé une bonne partie de la journée sur la scène du crime, sur la rue Saint-Olivier à Trois-Rivières.
Photo: François Gervais
En effet, des accusations de meurtre au deuxième degré ont été portées contre Jacques Laperrière, 40 ans, et Nathalie Jacob, 45 ans, tous deux résidents de l'appartement 13 du 1280, rue Saint-Olivier à Trois-Rivières. Les suspects étaient donc les voisins de la victime, Yves Tessier, 60 ans, qui habitait à l'appartement 16.
Ce dernier a été retrouvé sans vie dans son logement dimanche après-midi par les policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières, après qu'un appel ait été logé au 911. Cependant, les faits se seraient plutôt produits dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs heures avant la découverte de la victime.
Des marques de violence avaient été trouvées sur son corps, laissant croire à une mort suspecte. Les policiers de la Sécurité publique avaient alors transféré le dossier à leurs collègues de la Sûreté du Québec. Ces derniers ont érigé un large périmètre de sécurité autour de l'immeuble et des autres résidences avoisinantes, périmètre qui a été maintenu jusqu'en milieu de journée, hier.
Très peu de détails étaient disponibles hier quant à la nature du crime ou même aux liens qui unissaient les suspects et la victime, outre le fait qu'ils étaient voisins. Selon une dame rencontrée sur les lieux et qui habitait tout près, le va-et-vient était quelque chose de courant dans cet immeuble à logements et les policiers intervenaient régulièrement. Une information confirmée par la Sécurité publique de Trois-Rivières. Le capitaine Réjean Viviers a en effet expliqué que l'endroit était bien connu de son service. Encore mercredi dernier, les pompiers avaient eu à intervenir dans cet immeuble pour un début d'incendie causé par un feu de cuisson.
Il n'a cependant pas été possible de savoir si la victime était pour sa part connue des milieux policiers.
Quant aux deux suspects, l'un d'eux a connu sa part de démêlés avec la justice. En effet, Jacques Laperrière possède des antécédents en matière de stupéfiants. Il a par ailleurs été acquitté en 2003 d'accusations de voies de fait et de complot pour raison de troubles mentaux. Nathalie Jacob, pour sa part, ne possède qu'un antécédent datant de plus de 20 ans en matière d'infraction au code de la sécurité routière.
Les deux accusés seront gardés en détention jusqu'au 19 novembre, date à laquelle leur avocat, Me Maurice Biron, a choisi de tenir l'enquête sur remise en liberté.











