Grippe: des associations d'aînés inquiètes

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Louise Plante
Le Nouvelliste

Après l'Association québécoise des retraités des secteurs publics et parapublics, (AQRP) c'est au tour des Associations québécoises de défense des retraités (AQDR) de s'inquiéter que le ministère de la Santé et des Services sociaux ne vaccine pas aussi en priorité les personnes âgées de plus de 65 ans à risque.

Luc Vallerand, directeur général de l'AQRP, se réjouissait cette semaine d'avoir obtenu que des équipes volantes se rendent dans des résidences d'hébergement privées et des centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) pour y vacciner sur place des personnes âgées à mobilité réduite.

Son association continue de militer pour obtenir que tous les locataires de ces résidences soient vaccinés, à mobilité réduite ou non, compte tenu que cette association n'est pas encore convaincue que les personnes âgées soient vraiment immunisées davantage que les autres tranches d'âge de la population.

«Surtout, ça ne nous explique pas pourquoi une personne qui souffre d'asthme ou d'emphysème à 62 ans serait priorisée et qu'une personne de 67 ans souffrant des mêmes problèmes chroniques respiratoires ne le serait pas. Ça nous apparaît totalement incompréhensible!»

Johanne Dubois, secrétaire du conseil d'administration de l'AQDR du Centre-de-la-Mauricie, rencontrait vendredi dernier les membres de son organisme et plusieurs d'entre eux ont émis des inquiétudes, particulièrement pour les personnes âgées à risque.

«C'est sûr que la position de l'AQDR, c'est que ce n'est pas correct d'avoir enlevé les personnes à risque de 65 ans et plus. Mais pour les autres, les 65 ans et plus non malades, on est d'accord que ces personnes peuvent attendre comme le reste de la population. Notre position, c'est qu'il ne devrait pas y avoir de distinction d'âge entre les personnes à risque.»

Lise Loranger, coordonnatrice à l'AQDR des Chenaux, venait tout juste de discuter, hier, avec un membre de son association, lorsque Le Nouvelliste l'a rejointe au sujet de cette distinction entre les personnes à risque de 65 ans et plus et celles de moins de 65 ans.

«Ce membre ne comprenait pas! Ça va pour les 65 ans et plus qui seraient en forme et qui seraient immunisées du simple fait de leur âge, comme on l'a expliqué, mais que les personnes atteintes de maladies chroniques ne puissent se faire vacciner, ça, ça ne passe pas présentement. Nous aussi on est sceptiques et on veut faire des pressions, à tout le moins communiquer cette inquiétude-là aux personnes responsables.»

Mme Loranger relève également l'étonnement des personnes âgées à qui on dit que le pic de la maladie sera atteint dans deux semaines, alors qu'elles ne seront vaccinées que dans trois semaines.

«Mais bon, ce sera comme ça pour toute la population. Ce qui choque le plus les personnes âgées, c'est que les personnes à risque de 65 ans et plus ne seront pas vaccinées plus vite. Il y aura une rencontre des présidents des AQDR cette semaine, il en sera sûrement question.»

Ginette Lapointe, directrice du Conseil de l'Âge d'or de la Mauricie, estime qu'au départ les personnes à risque doivent de prévaloir de leur priorité.

Elle estime par ailleurs qu'il faut faire confiance aux gens du ministère, lorsqu'ils affirment que les personnes âgées de plus de 65 ans peuvent avoir développé une immunité lors de l'épidémie de 1957.

La directrice incite les aînés à prendre leurs informations au bon endroit.

«Je trouve désolant qu'il y ait de la désinformation. Il n'y a rien de pire que de ne pas aller chercher de l'information juste et de se fier sur une telle ou un tel et d'étaler ça sur la place publique ou sur Internet. Sur Internet il y a des chats (espaces de discussion) et c'est la pire place pour s'informer.»

Mme Lapointe ajoute qu'en tant que maman et grand-maman immunisée, elle estime qu'il faut donner la priorité aux gens non immunisés.

Quant à son homologue nouvellement arrivé en poste, André Dessureault, du Conseil régional de l'Âge d'or Centre-du-Québec, il n'avait entendu aucun commentaire de ses membres, dans un sens ou dans l'autre.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer