Or, en dépit de sa condition physique et de son âge (il n'a que 41 ans), il n'a pas encore été vacciné. Il fait en effet partie de cette catégorie de personnes qui ne demeurent pas dans des résidences privées ou dans des CHSLD.
«Je reste dans un logement et je dois subir aux quatre heures un traitement d'inhalothérapie. Je ne peux pas vraiment bouger et encore moins faire la file à la Bâtisse industrielle dans un milieu rempli de microbes. Quatre fois par année, je vais à l'hôpital pour rencontrer mon médecin et j'en ai pour cinq jours à m'en remettre», explique-t-il.
Au départ, des informations lui ont laissé croire qu'il serait vacciné cette semaine à la maison par des équipes volantes. Or, il semble que la séquence de vaccination ait été changée et que son tour soit désormais retardé.
«Je n'en veux pas au CSSS mais au gouvernement. J'ai l'impression d'avoir été oublié puisque que je ne peux pas sortir de chez moi. Je parle en mon nom mais aussi au nom de toutes ces personnes à mobilité réduite qui ont moins de 65 ans et qui ne peuvent pas sortir», a-t-il indiqué.
Sa vaccination pourrait peut-être avoir lieu en décembre, ce qu'il juge trop tardif.
«La population normale va être vaccinée avant moi; ce n'est pas normal. J'ai peur à chaque fois qu'une personne vient me voir. Elle doit se désinfecter les mains dans le purel. D'ailleurs ,je ne touche plus personne et je reste enfermé dans mon logement. Si j'attrape la grippe, je suis mort», a-t-il précisé.
On sait que les malades chroniques de moins de 65 ans doivent se déplacer et se rendre eux-mêmes dans les sites de vaccination. Pour ceux qui sont à mobilité réduite, des équipes volantes sont en train d'être mises en place pour vacciner ces gens à domicile.
À l'Agence de santé de la Mauricie, on admet qu'il n'y a pas encore de date de vaccination officielle au sujet de ces personnes.
«Les CSSS sont justement en train de mettre en place les modalités de vaccination mais il est bel et bien prévu que ces personnes soient vaccinées par le biais des services de soins à domicile», a précisé le Dr Grenier, directeur de Santé publique.












