Les opposants au vaccin prennent la parole

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«Je vois en cette campagne une manipulation internationale... (Photo: Sylvain Mayer)

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«Je vois en cette campagne une manipulation internationale de gens qui veulent filtrer l'information», a lancé Jean-Jacques Crèvecoeur, samedi, lors d'une conférence tenue devant plus d'une centaine de personnes à l'UQTR.

Photo: Sylvain Mayer

Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les opposants à la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) ont pris la parole, ce samedi, alors que se tenait la conférence du controversé Jean-Jacques Crèvecoeur, à Trois-Rivières.

L'homme, qui s'est retrouvé au centre d'un reportage-choc de l'émission Enquête diffusée à Radio-Canada au début du mois, fait de cette lutte contre la campagne de vaccination une affaire personnelle.

«Cette campagne me choque au plus haut point. On nous prend pour des enfants», a-t-il lancé, samedi.

Dans les faits, le philosophe remet en doute l'existence même d'une pandémie et déconseille fortement le vaccin, lequel est actuellement à l'origine d'une opération de masse menée par les autorités sanitaires du monde entier.

Devant cette bataille qu'il effectue aux côtés de sa conjointe, une scientifique détentrice d'un doctorat, certains ont taxé le couple de conspirationisme.

Bien que Jean-Jacques Crèvecoeur refuse l'étiquette, disant être victime d'un lynchage public, ses propos sèment tout de même l'alerte en ce sens. «Je vois en cette campagne une manipulation internationale de gens qui veulent filtrer l'information», a-t-il notamment fait valoir devant une centaine de personnes regroupées à l'Université du Québec à Trois-Rivières, samedi. L'événement se tenait à l'invitation de la fondation Liberté de choix en santé.

Histoires d'horreur

Selon ses prétentions, Crèvecoeur craint entre autres les réactions à long terme des suites de la vaccination. Il dit recevoir d'ores et déjà des témoignages rapportant des histoires d'horreur en ce sens. Le tout, dit-il, demeure volontairement camouflé par les médias de masse.

Au cours de son exposé, le conférencier cite régulièrement des scientifiques européens prétendant qu'ils sont eux aussi muselés par le système.

Lors de la présentation durant trois heures, il démontre aussi des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé et reprend des extraits tirés de certaines revues scientifiques ou de médias internationaux.

«Jusqu'à maintenant, il y a eu 6500 morts à travers le monde en lien avec le H1N1. Pour qu'il y ait pandémie de grippe saisonnière, on parle de 250 000 morts. Alors, s'il y a encore quelqu'un qui croit que l'on fait face à une épidémie, soit je suis un mauvais pédagogue, soit vous êtes payés par une compagnie pharmaceutique, soit vous êtes lobotomisés», a-t-il clamé devant un public conquis d'avance.

«Ils couchent tous dans le même lit, ces gens-là. Ils nous prennent pour des cons», a d'ailleurs lancé sous les applaudissement l'un des membres de la Fondation, avant l'entrée en scène de Jean-Jacques Crèvecoeur.

Non à la biologie totale

Par ailleurs, Jean-Jacques Crèvecoeur et sa compagne Cyrinne Ben Mamou ont rejeté les allégations selon lesquelles le mouvement qu'ils incarnaient était parallèle à la biologie totale, une théorie selon laquelle tout peut se guérir à l'aide de la psychothérapie.

Or, le conférencier est un spécialiste de l'oeuvre du docteur Hamer, dont les travaux ont souvent été associés aux tenants de la biologie totale.

«C'est une dérive malheureuse», a dit à ce sujet M. Crèvecoeur, qui lui-même n'a pris aucun médicament ni visité un médecin au cours des 20 dernières années.

«Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi quand on choisit librement de prendre soin de soi, on nous juge», a ensuite ajouté sa conjointe.

Occasion d'affaires

À l'UQTR, le directeur du bureau du recteur, Claude Arbour, a assuré que l'institution n'était pas liée à la tenue de cet événement. «Je n'étais pas au courant. C'est le système de location qui s'en occupe et c'est une occasion d'affaires comme les autres», a-t-il répondu.

«Il y en a de toutes sortes qui réservent. On ne fait pas de vérifications, habituellement. Ce sont des réunions, comme dans les hôtels par exemple.»

 

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