Pour briser le cycle de la violence

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Paule Vermot-Desroches

Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Maison Le Far de Trois-Rivières, qui vient en aide aux femmes en difficulté ou victimes de violence, prévoit souligner de belle façon les Journées d'actions contre la violence faite aux femmes, qui se tiendront du 25 novembre au 6 décembre prochains.

En plus de procéder à la distribution de sacs réutilisables sur lesquels des pensées seront écrites, Le Far recevra l'auteure Blandine Soulmana qui viendra témoigner de son vécu, qui parlera de violence conjugale ainsi que de résilience.

La médiatisation, la semaine dernière, d'un événement rapportant des gestes de violence commis par un père de famille sur sa conjointe et son bébé de huit mois dans le secteur Cap-de-la-Madeleine ont une fois de plus rappelé l'importance des ressources en matière de violence conjugale et familiale.

La directrice de la Maison Le Far, Johanne Lemay, a souligné que depuis les dernières années, son organisme accueillait de plus en plus de jeunes mamans en difficulté ou ayant vécu la violence familiale.

«Dans des cas comme ça, on constate souvent que l'élément déclencheur qui amène la femme à demander de l'aide, c'est lorsque son enfant est touché par la violence. Dès que le conjoint s'en prend aussi aux enfants, on constate que l'urgence de se sortir de cette situation est beaucoup plus présente», souligne Johanne Lemay.

Cette dernière rappelle la difficulté pour une femme de se sortir du cycle de la violence.

«La conséquence de la violence conjugale, c'est une grande perte d'estime de soi, de confiance en soi. Or, pour passer à travers le processus de la séparation, il faut avoir la force de se tenir debout. Plusieurs femmes doivent composer avec de la violence psychologique, des menaces faites par leur conjoint disant que si elles quittent, elles ne reverront plus leurs enfants», cite en exemple Mme Lemay, en rappelant que les cas de violence psychologique sont souvent plus nombreux, mais aussi beaucoup plus difficiles à vivre.

Le Far a accueilli 116 femmes et 48 enfants l'an dernier. Cependant, 128 demandes d'aide ont dû être refusées, dont 92 en raison d'un manque de place. Les autres ont été référées vers d'autres ressources.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer